LE VIGNOLE

DE POCHE,

OU

MÉMORIAt DES AMISTES,

DES PROPRIÉTAIRES ET DES OUVRIERS.,

CONTEÎfAST

LES REGLES

DES CINQ ORDRES D’ARCHITECTURE j

Dessiné et gravé par THIERRY fils, Architcete- Graveur*

PARIS.

AUDOT, LIBRAIRE -EDITEUR,

RUE DES MAÇONS-SORBONNE ^ 11.

1823.

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IMPRIMERIE DE J, TASTU , RUE DE VAUGIRARD , 36.

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LE VIGNOLE

DE POCHE.

IMPRIMERIE DE J. TASTU,

RÜE DE VAÜGIRARO, n" 36.

Digitized by the Internet Archive in 2016

https://archive.org/details/levignoledepocheOOthie

Oiig/'fie du C /iapitpuu Cori/idiie/t .

fû/ud'ucàû/i primitive d vit fej' {Wre.r tire/d dur v/vume .

LE VIGNOLE

DE POCHE,

MÉMORIAL DES ARTISTES,

DES PROPRIÉTAIRES ET DES OUVRIERS,

CONTENANT

LES RÈGLES

DES CINQ ORDRES D’ ARCHITECTURE;

Dessiné et gravé par THIERRY fils , Architecte - Graveur.

PARIS.

AUDOT, LIBRAIRE-ÉDITEUR,

RÜE DES MAÇONS-SORBONNE, 11.

1823.

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DES ORDRES

D ARCHITECTURE.

Cje furent vraisemblablement les troncs d’arbres qui soutenaient les toits des anciens bâtimens qui four- nirent la pensée des premières colonnes de pierre et de marbre dont on les décora par la suite , et non la proportion bumaine , comme quelques-uns Font pré- tendu. En effet , quelle relation une colonne peut-elle avoir véritablement avec la structure de l’homme? La tête et les pieds ont-ils un rapport avec le chapiteau et la base? Les hanches et les autres parties du corps ont-elles quelque correspondance avec son fut? Ilestau contraire plus naturel de penser que les arbres seuls ont suggéré l’ordonnance générale des colonnes : le tronc de l’arbre qui va en diminuant du bas en haut a donné l’idée du fut; l’étêtement de la naissance des branches à l’extrémité du tronc , faisant un enfourchement il reste quelquefois des feuilles ^ a fait naître la pensée du chapiteau. De plus j les racines qui forment sou- vent au pied des arbres une espèce de bourrelet ou d’empâtement J ont produit la représentation des bases.

Les entablemens tirent de même leur origine de la

(6)

construction des planchers et des toits : les architraves représentent les pièces de bois horizontales qu’on met- tait d’un pilier à l’autre pour soutenir le plancher; la frise exprime l’épaisseur du plancher et le bout des solives qui le composaient; enfin, la corniche n’est qu’une représentation de la saillie que l’on donnait à l’extrémité des pièces de bois inclinées qui formaient le toit, afin de faciliter l’écoulement des eaux, sans faire tort au bâtiment

Les Egyptiens , qui se servirent les premiers de co- lonnes, les firent d’abord très-matérielles et beaucoup plus grosses qu’il ne fallait, par rapport à leur éléva- tion , ainsi qu’on le remarque dans les ruines de leurs plus anciens édifices. Ce furent les Grecs qui commen- cèrent à leur donner une grosseur relative à leur hau- teur et au poids qu’elles devaient porter ; en consé- quence ils différencièrent la proportion en solide , moyenne et délicate, et établirent trois genres de co- lonnes en rapport avec ces diverses manières, les- quelles ont retenu les noms des localités elles ont été inventées.

Cette nouveauté heureuse ayant été universellement applaudie, ces peuples , à force d’études et de combi- naisons , parvinrent à trouver des proportions agréa- bles pour les diverses ordonnances d’architecture , relativement aux caractères de solidité, d’élégance et de légèreté qu’ils avaient institués. Ce beau une fois

(*') Patte, Mémoires sur V ^Architecture.

( 7 )

trouvé , on examina comment il parvenait à opérer son effet : on approfondit , par voie de comparaison ^ pour quelle raison certaines proportions produisaient un aspect plus satisfaisant que d^ autres j pourquoi Ton en voyait qui plaisaient généralement ^ tandis qu’il y en avait qui semblaient blesser les yeux. De ces parallèles et de ces observations sont résultées les premières règles que l’on s’est appliqué depuis à développer.

DÉNOMINATION DES ORDRES.

Les cinq ordres d’architecture sont : le Toscan, le Dorique, l’ionique, le Corinthien et le Composite.

Le Toscan se connaît par la simplicité de ses mem- bres.

Le Dorique, par les triglyphes qui ornent la frise de son entablement.

L’Ionique, par les volutes du chapiteau de co- lonne.

Le Corinthien , par les feuilles du chapiteau de sa colonne.

Le Composite, par les feuilles du Corinthien, réu- nies aux volutes de l’ionique, qui ornent le cha- piteau de sa colonne.

Un ordre parfait doit avoir trois parties princi- pales : le piédestal, la colonne et l’entablement.

Le piédestal se divise en trois parties : la base, le et la corniche.

( 8 )

La colonne se divise aussi en trois parties : la base, le fût et le chapiteau.

L’entablement se divise de même en trois parties : l’architrave, la frise et la corniche.

La planche première représente les cinq ordres sur une même hauteur.

Cette hauteur étant donnée , on la divise en dix-neuf parties égales : on en donne quatre au piédestal, douze à la colonne , et trois à l’entablement, c’est-à-dire que le piédestal est le tiers de la colonne , et l’entablement le quart ; telles sont les proportions que Vignole leur a données d’après les observations qu’il a faites scru- puleusement dans les plus beaux édifices antiques, et qui ont presque toujours été suivies depuis par les plus habiles architectes.

La hauteur de la colonne fixée, lorsqu’on a déter- miné l’ordre qu’on veut élever, si c’est l’ordre toscan , il faut diviser cette hauteur en sept parties égales; si c’est l’ordre dorique, en huit; si c’est l’ordre ionique , en neuf; et enfin, si c’est l’ordre corinthien ou compo- site, en dix; et chacune de ces sept, huit , neuf ou dix parties égales fera le diamètre de l’ordre que l’on veut élever.

Le diamètre ayant été déterminé, il faut le diviser en deux parties égales^ dont chacune sera ce qu’on appelle le module ou unité de l’échelle du dessin dont on s’occupe. Le module se divise pour les deux premiers ordres en douze parties ou minutes , et pour les trois autres en dix-huit parties pour éviter les fractions.

(9)

Le système de diminution de la colonne le plus gé- néralement adopté est celui qui commence au tiers inférieur du fut entre base et chapiteau.

Pour tracer' convenablement un ordre, on fera bien de commencer par déterminer les principales hau- teurs; on portera ensuite les saillies, afin de pouvoir profiler chaque ordre suivant les dimensions adoptées , et que nous allons détailler séparément.

Ordre toscan. Planches 2 et 3.

Cet ordre doit son origine à des anciens peuples de Lidye , venus d’Asie en Italie pour peupler la Toscane. Tous les membres de cet ordre portent un caractère de rusticité. Sa colonne a de hauteur sept fois son dia- mètre. On en conclut, comme nous Favons dit précé- demment , le module qui doit former Féchelle à Faide de laquelle Fordre est tracé ; et comme il est le plus facile de tous, nous joindrons à la table des membres et moulures qui le composent une description particu- lière de la planche correspondante.

C 10 )

MEMBRES DE MOULURES qui composent l’ordre.

ENTABLEMENT.

Araortissem. [revers d’eau.

cimaise l super. . ,

\ larmier.

I infe'r.

/ quart de ) rond. . . \ baguett. (filet.... r congé . . I larmier, canal. . .

Imouch.. filet . . .

talon. . .

filet. ... I listel.

U

<

e-ban. F congé 1 face. .

part.

2

4

I

1/2

I

5

1

1/2

1/2

4

i4

2

2

8

P- 27 t/2

24 »>

23 1/2 22 I /2 22 1/2 22 1/2 21 »

I? T

i3 1/2

9 1/2

Il 1/2

9 1/2 9 1/2

La hauteur du canal est prise sur le lar- mier, et celle de la mouchetle dans la hau- teur du filet.

MEMBRES DE MOULURES qui composent l’ordre.

COLONNE.

/tailloir . .

larmier i quart d F rond ,

' I filet . .

( congé .

O . I

c

I

cimaises ./listel .

étalon

Csocle . ' c congé .

i4.

:q ÎO j

L socle. .

X

>•

d

H

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W

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c!

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?

part.

P-

I

14 1/2

I

i3 1/2

2

i3 1/2

3

i3 1/2

I

10 1/2

I

9 1/2

3

9 1/2

I

Il »

1/2

10 1/2

I

9 1/2

iim.Sp.

9 1/2

I 1/2

12 «

I

i3 1/2

5

16 1/2

6

16 1/2

2

20 1/2

4

20 »

. 3 m. 6 p. . 2

16 t/2 16 1/2

I

18 1/2

5

20 1/2

Après avoir construit réclielle des modules de ma- nière à ce que la hauteur totale de l’ordre puisse être renfermée dans le papier qu’on emploie , on tracera la base du piédestal, planche 1 : sur le milieu de cette

( )

base on élèvera une perpendiculaire formant l’axe de la colonne. On tirera ensuite des parallèles à la base, suivant les dimensions en hauteur indiquées au tableau précédent, en observant que pour opérer plus juste il vaut mieux ajouter aux précédentes dimensions, que de les prendre l’une après l’autre sur l’échelle.

Ainsi , l’on portera de part et d’autre au-dessus de la ligne de base 4 niod. 8 p. avec le compas, pour ob- tenir le dessus du piédestal ; 5 mod. 8 p. pour le des^ sus du filet de la base de la colonne; 17 mod. 8 p. pour le dessus de l’astragale de la colonne: 18 mod. 8 p. pour le dessus du chapiteau ; enfin , 22 mod. 2 p. pour le dessus de la corniche de l’entablement.

Ces principales divisions une fois déterminées , on trouvera facilement les subdivisions de chaque partie à l’aide du tableau. Cela fait , il ne reste plus qu’à fixer les saillies. Elles sont indiquées sur le même ta- bleau , à partir de l’axe ; et sur la planche 3 de dé- tails , à partir du nud de l’entablement.

Les profils qui en résultent doivent toujours se faire des deux côtés en même temps, par la raison qu’une même ouverture de compas portée partout elle est la même, est beaucoup plus juste que prise à diffé- rentes fois. La même planche 3 donne le tracé des différentes moulures qui entrent dans la composition des membres de l’ordre.

Ordre Dorique. Planches 4, 3 6.

L’ordre dorique porte avec lui un caractère viril : c’est l’ordre par excellence et celui des héros.

Le bout des solives posées de champ pour former le plancher des premiers édifices , est représenté par les triglyphes, dont l’intervalle de l’un à l’autre, figuré par les métopes actuels , formait un carré parfait. Le bout de ces solives coupées et mises en place presque en même temps rendait une eau qui formait des écou- lemens représentés par les canaux de ces triglyphes, et qui se répandait à l’extrémité goutte à goutte , ce que figurent encore les gouttes au-dessous de ces mêmes triglyphes.

L’entablement dorique est de deux sortes, l’une appelée mutulaire , l’autre denticulaire.

Le premier est tiré des antiquités romaines j il est orné de mutules , espèces de larmiers saillans qui ser- vent de couronnement aux triglyphes.

La frise comprend les triglyphes d’un module de largeur, subdivisés de demi-canaux et de canaux en- tiers; ils doivent être placés à-plomh des colonnes, et être éloignés l’un de l’autre d’un intervalle appelé métope^ égal à la hauteur de la frise.

Le fût de la colonne est quelquefois orné de canne- lures ou portions circulaires creusées dans sa masse au nombre de vingt, se touchant l’une l’autre et for- mant vives arêtes.

Le deuxième entablement dorique , appelé denti-

(i3)

culaire f parce que sa corniche est ornée de denticules, est tiré du théâtre de Marcellus à Rome; il diffère du précédent par son architrave qui n’a qu’une seule plate-bande, et par sa corniche dont la cimaise infé- rieure porte un talon au lieu de quart de rond ; le premier larmier des denticules, et la cimaise supérieure un cavet au lieu de doucine.

Planche 5. Entablement dorique mutulaire.

MEMBRES DE MOULURES qui composent l’ordre.

HAUTEURS.

SAILLIES à partir de taxe.

MEMBRES DE MOULURES

qui composent l’ordre.

HAUTEURS

SAILLIES à partir de l’axe.

“filet de couronnement.

P*

I

P*

34

Û 1

1 triglyphe

P-

1

doucine

3

3i

18

10 1/2

•2! 1

filet

1/2

3i

00 j

j métope, .....

18

10

A 1

Ph 1 QO

I talon

l larmier

3 1/2

3o 3/4 3o

pq y û

riistel

2

12

/talon

I

29 1/2

la si.

chapiteau des gouttes.

1/2

Il 1/2

aj ^

^mutule. . . . . .

3

28 1/2

gouttes

I 1/2

II 1/2

'P

jcanal ......

1/2

28

première plate-bande.

6

10 1/2

a

U 1

[goutte du mutule.

1/2

U

2e plate-bande ou face.

4

10

ô

I quart de rond. . . .

2

i3 1/2

D. Plan d’un triglyphe sur une échelle double.

^ filet

1/2

Il 1/2

E. Plan des gouttes rondes et carrées.

^ 1

^cliapiteaudu triglyphe.

2

II

F. Elévation d’un triglyphe et des gouttes.

( )

Nous avons réuni sur la planche 7 les détails de l’ordre dorique avec entablement denticulaire ; ils sont compris dans le tableau suivant.

MEMBRES DE MOULURES qui composent l’ordre.

ENTABLEMENT.

'•filet de couronnement

: cavet

1 filet

I talon

jlarDîier . . . . .

/canal ou verseau . .

V filet .

j goutte sous le larmier. Identicule

F filet

f talon

^chapiteau du trigljphe

i d, I triglypîie . i^Jme'tope- .

V I listel .

"S J chapiteau des gouttes.

gouttes

2 I face

w

>

d

H

. en

L— ^

MEMBRES DE MOULURES

K

d

H

D- sa- ^

CD

d

w

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w

» S d

d

S3

^ J:' S

qui composent Tordre.

d

53

S

en

COLONNE.

P*

P-

P-

^ P

34

3i

Histcl

1/2

i5 1/2

3

. 1 talon

I

i5 1/4

1/2

3o 1/2

ra w 1 tailloir

2 1/2

‘4

I 1/2

3o

.d 'Z / quart de rond

2 1/2

13 3/4

4

28 1/2

filet

I 1/2

II 1/2

1/2

27 1/2

Ü ^ Jgorgerin

4

10

1/2

25

1 pjaguetle . .

1

II 1/2

1/2

23

^ 1 astragalej filet .

1/2

II

3

i5

'* 1 congé ,

I

10

1/2

i3

2

12 1/2

FUT DE LA COLONNE l4 MOD.

10

2

1 1

. « C congé

2

12

18

10 1/2 10

^ -S 1 filet

2/3

14

18

pq rt / baguette

I 1/3

14 3/4

«2pv.; : : ; : :

l

17

17

2

II 1/2

PIÉDESTAL.

1/2

II

I 1/2

II

j3 j. r listel

1/2

23

10

10

2 2 1 quart de rond . .

I

22 3/4

) filet

1/2

21 3/4

ü Ph I larmier

2 1/2

21

^ ( talon

I 1/2

18 1/2

DU PIÉDESTAL 4 MOD.

-

17

. / congé

I

aj Ü i filet

1/2

18

18 3/4

rt t; y baguette

I

talon renversé . . .

2

19

^ O j deuxième socle .

2 1/2

21

\ premier socle ....

4

21 1^2

Ordre ionique. Planche 8, 9 lo.

Cet ordre est ainsi nommé d’ion j chef d’une colo- nie envoyée en Asie par les Athéniens , qui fit élev er à Éphèse J l’une des treize grandes villes de Carie , trois temples de cet ordre, l’un à Diane, un à Apollon, et l’autre à Bacchus.

On l’appelle moyen, comme intermédiaire entre le Dorique et le Corinthien. Il est tiré des thermes de Dioclétien.

Les volutes de son chapiteau prirent naissance d’une écorce que l’on plaçait quelquefois entre l’extrémité supérieure de l’arbre et la tuile qui le couvrait pour le préserver de sa fraîcheur, et qui par la suite se tournait en forme de spirale ou volute.

Selon d’autres , le chapiteau fut composé à l’imita- tion des cheveux des femmes grecques , dont les bou- cles se tournaient en volute , ce qui leur fit dédier cet ordre.

Le tableau suivant comprend les différentes mesures des détails.

( )

1 ' ®

MEMBRES DE MOULURES

I c

fD ^ >

H

^ r

qui composent l’ordre.

C3

W

en

?

ENTABLEMENT.

/ filet de couronnement.

P-

P-

l IJ2

46

«

doucine ou cimaise su-

w

périeure, ....

5

-

V

filet

1/2

4i

U

talon

2

4o 1/2

larmier

6

38 1/2

^

/filet en refouillement

I

29

<u

\ quart de rond . . .

4

28 1/2

Jbaguette

I

25

"S

[filet

1/2

24 1/2

O ;

cordon des denticules.

I 1/2

21

U I

denticules . . .

6

24

< (

filet

I

20

étalon ou cimaise infér.

4

19 1/2

B. Frise

27

l5

£ (

I 1/2

20

1“

1 talon

3

192/3

2 ' <

première face ,

7 1/2

17

^ « 1

1 deuxième face .

6

16

d" 1

' troisième face . . .

4 1/2

i5

«■{

chapiteau vu de côté . .ou par le coussinet .

20

17 1/2

Les cannelures de la colonne de cet ordre

sont séparées par un listel.

!

C

h

MEMBRES DE MOULURES jui composent l’ordre.

HAUTEURS.

SAILLIES à partir de l’axe.

COLONNE.

, .filet

P

I

P*

20

1 talon ....

2

19 1/2

1 listel ....

I

17 1/2 h'7

J canal de la volute

3

1 quart de l’ond .

5

22

1 C baguette

2

18

(^astragale. J filet .

I

1 congé.

2

i5

Fût. . . 16 moç

6

i5

f' congé ....

2

18

[filet

I 1/2

20

1 tore . . . , .

5

22 1/2

1 filet

1/2

20 1/2

jscotie ....

I 1/2

20

</ filet . . . . ,

1/2

22

Ideux baguettes .

2

22 1/2

/filet ... . .

1/2

22

I 1/2

21

1 filet

1/2

24 1/2

socle

6

25

PIÉDESTAL.

( filet

2/3

35

1 talon

I 1/3

34 3/4

1 larmier ....

3

33 1/2

J refouillement du lar-

f mier

1/2

22 1/2

1 quart de rond. . .

3

29 1/2

1 baguette ....

I

27

F filet

T

26 1/4

[ congé

I 1/4

25

é du piédestal. 4 mod.

12 3/4

I m. 7

'congé . . , . .

2

25 '

filet

I

baguette ....

I 1/3

28

talon renversé

3

27 1/2

filet

2/3

3i 2/3

socle

4 1

33

( 17 )

Tracé de la volute ionique. Plancîie lo»

Après avoir tracé les moulures du chapiteau j on établira l’œil de la volute, sur l’horizontale E, à la rencontre de la verticale D ; puis on décrira de ce centre un cercle d’une partie de rayon , dont le dia- mètre vertical se nomme cathète et forme la diagonale d’un carré dont on partagera les côtés en deux parties égales. On tirera par ces points de subdivisions les axes 1 , 3 et 2 , 4 ? seront divisés chacun en six parties égales : chacun de ces points sera l’un des cen- tres qui servira à décrire le trait extérieur de la volute.

En mettant la pointe du compas sur le point i , on tracera avec une ouverture qui s’étendra jusqu’en D , le quart de cercle DA.

On se reportera au point 2 , et ainsi de suite , sui- vant l’indication de la figure I , planche 9.

Pour avoir les centres du trait intérieur de la vo- lute, on divisera en quatre parties les divisions qui ont servi au premiertrait. La première subdivision au- dessous de chacun des premiers points servira de cen- tre à l’intérieur du listel.

La hauteur totale de la volute est de seize parties du module , dont neuf au-dessus de l’horizontale E , i8t sept au-dessous ( Planche 10 ).

2

( )

Ordre Corinthien. Planches 11,12 et i3.

L’ordre Corintliien porte avec lui un caractère de délicatesse et d’élégance; toutes ses parties sont sus- ceptibles de la plus grande richesse ; sa colonne a de hauteur dix fois son diamètre.

Vitruve rapporte qu’une jeune fille de Corinthe étant morte à la veille de se marier, sa nourrice plaça sur son tombeau une corbeille remplie de petits vases et autres bijoux qu’elle avait aimés pendant sa vie , et les couvrit d’une tuile pour les préserver des in- jures de l’air. Il arriva qu’au printemps, lorsque les feuilles commencèrent à pousser, la corbeille se trouva environnée des feuilles d’une plante d’acanthe sur la- quelle elle avait été posée par hasard : ces feuilles ren- contrant la tuile s’étaient recourbées par leurs extré- mités. Callimaque , sculpteur, passant près de là, vit la corbeille et les feuilles qui l’environnaient : il en ht un dessin qu’il imita avec art dans les colonnes qu’il ht élever depuis à Corinthe.

Le tableau suivant donne les détails de chaque par- tie de l’ordre.

( 19 )

MEMBRES DE MOULURES

qui composent l’ordre.

ENTABLEMENT.

filet de couron- nement, doucine. filet . talon . . larmier . talon . .

(U \ modillon ' filet . .

quart de rond baguette filet . .

denlicules filet . .

i baçfuelte £ ^<filet . .

^ g- (talon. .

t filet . . talon . baguette, première face talon . . .

deuxième face baguette . . troisième face

I

5

1/2 I 1/3

5

I 1/2

6

1/2

3

1/4

1

4

1

7

2

6

53

53

48

47 >/2

46

46 1/2 45 1/2 28 1/2 28 25 24 1/2 24 20

19 2/3

16 3/4 16 1/4 i5

20

19 2/3

17

l6 1/2

16 1/3

l5 1/2

l5 1/2

i5

Les cannelures de la colonne de cet ordre sont se'parées par un listel.

JMEMBRES DE MOULÜRES qui composent l’ordre

Fût . . i6mod

congé.

filet . i tore .

Ifilet .

Iscolie.

/filet .

\deux baguettes jfilet .

Iscotie.

I filet .

tore . i^socle .

PIÉDESTAL.

filet . i talon . larmier . ■gorge . . k baguette filet . .

I frise . /

' baguette

: baguette I talon renve filet .

I tore . socle .

I 1/2

3

v4

I 1/2

v4

1/2

v4

I 1/2

1/4

4

6

2/3 I 1/3 3

1 1/4

3/4

5

1 1/4

3/4

I 1J2

87 1/4 1 1/2 3/4

I 1/4

3

1

3

6

w ï-<

X) ^ «

18

20

22

20 1/2 20

21 3/8

22

21 5/8

21 3/8

23 23 25

33 1/2 33 1/4 32

3o 3/4

26 1/2

25 3/4 25

26 7/8

26 1/4 25 25 25

26 1/4

25 1/4 25 5/8 3o 3/4 32 1/2 32 1/2

( 20 )

Planches lo et 12. Modillon corinthien.

Pour tracer le modillon corinthien , on établit d’a- hord le profil sur lequel il s’appuie , ainsi que le cais- son qui orne le dessous du larmier. On porte ensuite six parties de hauteur sur seize de saillie pour le mo- dillon. On construira une petite échelle, comme il est indiqué planche 10, de trois parties et demie delà grande 5 elle sera divisée en seize parties. La figure fait voir les dimensions à donner ^lux petits carrés dont les angles serviront de centre pour décrire les parties tournantes du modillon. Après avoir tracé la ligne AB , on la divisera en quatre parties égales par des lignes perpendiculaires, qui, rencontrant les verticales par- tant de A et de B, donneront des points pour tracer les arcs de cercle qui achèvent la forme du modillon.

La feuille d’acanthe qui supporte le modillon et le profil de la rosace qui orne le caisson se tracent égale- ment au compas.

Planche i3. Tracé du chapiteau corinthien.

Le plan est moitié de face et moitié sur l’angle. Après avoir tracé l’axe du plan correspondant à l’axe de l’élévation du chapiteau, on décrit un cercle de deux modules de rayons, que l’on subdivise en seize parties égales , dont chacune correspond au milieu de chaque feuille. Le vase du chapiteau est déterminé par im cercle de quatorze parties et demie de rayon ; la

( 21 )

figure indique les cercles qui terminent les feuilles montantes sur le vase.

L’élévation indique les hauteurs sur lesquelles les saillies du plan sont rapportées 5 au-dessus des feuilles sont les seize volutes j dont les huit grandes suppor- tent les quatre angles du tailloir, et les huit petites supportent le bord inférieur du vase , ainsi que les quatre fleurons qui ornent les milieux du tailloir.

Les volutes, vues de profil, peuvent se tracer au compas^ mais elles sont toujours décrites plus agréable- ment à Fœil et à la main qui en suivra les contours.

Les différentes parties du chapiteau sont indiquées comme il suit ;

A. Plan des feuilles et du tailloir.

B. Plan des grandes et petites volutes.

C. Vase ou corps du chapiteau.

D. Premier rang de feuilles.

E. Second rang de feuilles.

F. Caulicole.

G. Grande volute.

H. Petite volute.

I. Fleuron.

K. Tailloir.

L. Bord du vase.

( 22 )

Ordre Composite. Planches i4? i5 et i6.

Uordre Composite , ainsi appelé, parce qu’en effet il est composé des deux précédens , est d’une élégance moyenne entre eux ; aussi tous les membres analogues à son caractère participent-ils du moyen de l’ionique et de la délicatesse du Corinthien.

Cet ordre fut composé par les Romains lorsqu’ils élevèrent un arc de triomphe en l’honneur de l’empe- reur Titus, après la conquête de Jérusalem.

Le tableau suivant comprend le détail des membres de l’ordre.

( 23 )

MEMBRES DE MüELUBES qui composent Tordre.

ENTABLEMENT.

filet du couron- nement . . doucine . filet ... talon . .

baguette . larmier .

. doucine sous le ^ \ larmier .

'' filet . .

talon . .

filet des denti- cules . . ,

denticule . . filet .

quart de rond

V

ti (baguette . ~

^ filet .... ^ (conge . . .

/filet .... i cavet ...

I quart de rond baguette . .

I première face f ialon . . .

L deuxième face

P-

1/2

5

1

2

I 1/2 I

4

1/2 7 1/3 I

5

I

l;2

5l

5i

46

45 1/2 43 3/4 43

41

33

32 1/3 26

29

23

22

16 1/2 16 i5

22

20 1/2 20

17 3/4 •7

16 2/3

i5

Les cannelures de la colonne de cet ordre sont séparées par un listel.

MEMBRES DE MOULURES

>

d

H

ÛJ c/5

CS >

r

qui composent Tor

dre.

d

ts

Cfl

X :3. ^ CS w

COLONNE.

P

P-

Fût . . 16 mod.

12

r

congé . .

2

18

1

filet. . .

I 1/2

20

^ 1

tore . . .

3

22

S 1

filet . . .

v4

20 1/2

0 î

W OJ 1

scotie . .

I 1/2

20

n J

filet . .

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21 1/3

rt \

baguette .

1/2

3/4 21 1/3

T3 p.^ \ «QO 1

filet . . .

1/4

CS 1

scotie . .

2

20 2/3

CQ 1

filet . . .

1/4

23

W I

tore . . .

4

25

socle . .

.X .

6

2.5

PIÉDESTAL.

(

' filet . .

1/3

33

ü . 1

1 talon .

I 1/3

32 3/4

larmier .

3

3i 1/2

'g g /

f doucine

I 1/3

28 1/2

ifilet . .

1/2

26 1/4

jeavet .

I

25 1/4

I frise .

5

25

1

[ baguette .

I

27

en

r filet. . .

I

26 1/4

<U

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congé . . . . ,

I 1/4

88 3/4

25

25

congé . .

2

25

filet . ,

I

26 1/2

baguette

1

27 3/4

oj

talon renversé

3

3o 1/4

w ^ "

filet . .

I

. P-

tore . .

3

33

05 «

socle. .

1 4

33

Planche i6. Tracé du chapiteau composite.

Le chapiteau composite participe des chapiteaux ionique et corinthien j il n’a que huit volutes qui re- posent sur le second rang de feuilles , et remontent jus- que dans le tailloir. Sa masse totale est la même que celle du corinthien. Les deux rangs de feuilles sont les mêmes, et par conséquent le corps du vase est de même grosseur.

Le tailloir qui couronne le chapiteau a aussi la même forme par son plan.

La volute de ce chapiteau, développée verticalement et vue de face , se trace comme la volute ionique ; mais à cause de sa position , elle ne peut être bien dé- crite qu’à la main, guidée par l’œil.

On voit par le plan que ces volutes sont inclinées et prennent la courbure du tailloir.

On disposera le plan du chapiteau composite comme on a fait pour le chapiteau corinthien , en ayant soin de faire suivre en même temps pour l’élévation les points correspondans. Les parties du chapiteau indi- quées planche i6 sont les suivantes-:

A. Plan vu de face.

B. Plan vu sur l’angle.

C. Vase ou corps du chapiteau.

D. Premier rang de feuilles.

E. Second rang de feuilles.

F. Volutes.

G. Fleuron.

H. Tailloir.

C 2'5 )

Planche 17. Accord des ordres entre eux.

Pour comparer entre eux les ordres d’architecture 5, nous reprendrons la division donnée page 7 pour un ordre en général. Après avoir pris une ligne à vo- lonté pour la hauteur de l’ordre toscan , et l’avoir di- visée en dix-neuf parties égales , on en prendra quatre pour le piédestal , douze pour la colonne , et trois pour l’entablement.

Le module adopté pour l’ordre toscan étant le qua- torzième de la hauteur totale de la colonne , il suit que les dix-neuf divisions de l’ordre entier seront ainsi subdivisées : Les quatre divisions du piédestal feront quatre modules huit parties; les douze divisions de la colonne feront quatorze modules ; enfin , les trois divi- sions de l’entablement feront trois modules six par- ties.

La hauteur totale de l’ordre corinthien étant de trente -un modules douze parties , il faudra donc faire correspondre à la verticale représentant les dix- neuf divisions de l’ordre corinthien , une ligne qui aura pour hauteur trente-un modules douze parties ; en sorte que les quatre divisions pour le piédestal auront de hauteur six modules douze parties, les trois divisions pour l’entablement auront cinq modules , et enfin les douze divisions de la colonne auront vingt modules.

Cela posé , si l’on espace à volonté les deux axes

( )

des deux ordres toscan et corintliien , et que ron élève à distances égales entre elles deux autres verti- cales pour former les axes des ordres dorique et ionique, les intersections de ces verticales avec l’o- blique menée aux sommets des deux premières don- neront les hauteurs correspondantes des parties des ordres intermédiaires , ainsi que l’indique la planche 1 7 sur laquelle ces parties sont cotées.

Comme l’ordre composite a les mêmes dimensions que l’ordre corinthien , on a disposé sur la même planche , à la place de l’ordre composite, les propor- tions du corinthien de Palladio , dont quelques monu- mens construits en Italie offrent l’application.

Entrecolonneinent.

La planche 18 offre pour chaque ordre les distances qui doivent être gardées entre les axes des colonnes des portiques. Les planches 19, 20, 21 , 22 présentent les élévations des colonnes, avec les cotes indiquant les mêmes distances.

Quoique les indications soient ainsi données par Vignole , nous pensons que plus les colonnes sont mas- sives, et plus elles doivent être espacées; plus elles sont élégantes , et plus elles doivent être serrées : le moindre espacement qu’on ait donné dans l’antiquité est de trois modules, ou cinq d’axe en axe : ce devrait être celui du corinthien, tandis que l’espacement du toscan pourrait être de huit modules d’axe en axe. Les ordres intermédiaires auraient un espacement relatif.

( 27 )

Portiques et arcades.

Lorsque les soutiens isolés sont fort éloignés les uns des autres, on les réunit par des arcs, au lieu de les relier par des plate-bandes.

Les arcs doivent toujours reposer immédiatement sur la colonne , les arcades sont continues , et poser sur une architrave elles sont alternatives.

Si les arcs reposent sur des piédroits , soit qu’on les entoure d’une archivolte ou non, il faut toujours met- tre une imposte pour recevoir la retombée de ces arcs: le profil d’une imposte ou d’une archivolte est le même que celui d’une architrave.

Les planches i8, 19,20,21 et 22 donnent le plan et l’élévation pour chacun des ordres d’un portique avec arcade sans piédestal.

Les planches 23 , 25, 26, 27 et 28 donnent le plan et Télévation pour les mêmes ordres d’un portique avec piédestaux.

La planche 24 comprend les détails des impostes e| archivoltes des arcades pour chaque ordre , lorsqu’il est accompagné de piédestaux : cette planche forme le complément des détails d’arcades contenus sur les planches 2 , 4 ? 8 ? 1 1 et i4.

Toutes ces planches offrent des dessins cotés qui complètent le tracé d’un ordre appliqué aux portiques et arcades.

( 28 )

Ordre Pestüm. Planches 29, 3o et 'Si.

Quoiqu’on ait cîierclié à imaginer quelque nouvel ordre, tout ce qu’on a présenté jusqu’à ce jour rentre dans les ordres grecs et romains déjà connus ; les or- dres gothiques , persiques ou composés n’ont pas ob- tenu l’approbation générale ; malgré l’adoption de l’ordre dorique présenté par Vignole,nous avons cru devoir joindre aux planches précédentes les détails de l’ordre dorique grec appliqué à l’un des temples de Pestum, qu’on dit avoir été dédié à Neptune.

On remarque, planche 3i , que les entrecolonne- mens des angles sont plus serrés que ceux du milieu. La corniche rampante ne contient point de modillons. On voit aussi un trigljphe aux angles de la frise , et dans cet exemple l’on n’a pas eu égard à l’à-plomb des colonnes pour le placement du milieu de chacun d’eux.

Les détails de la planche 29 font voir le nud de l’ar- chitrave en saillie sur l’extrémité du diamètre supé- rieur de la colonne , en quoi ce temple difîere des règles données par Vitruve.

La colonne a vingt-quatre cannelures qui se tou- chent à vive arête; les cannelures des trigljphes sont cintrées par le haut , et triangulaires en plan. On trouve aussi un modillon au-dessus de chaque métope comme au-dessus de chaque trigljphe.

On peut remarquer encore que les plafonds du lar-

( ^9 )

mier et des modillons ( planche 3o ) sont inclinés sui- vant la pente du fronton (i5 degrés), ce qui donne plus de hauteur apparente aux moulures inférieures de la corniche , et prouve que les anciens suivaient encore en cela Torigine de l’architrave , puisque les modillons ne sont autre chose que l’image des bouts de chevrons de la couverture.

Les gouttes que l’on voit sous les modillons dans le plan du plafond sont en creux , puisqu’on ne les voit pas en élévation.

Application et expression des Ordres,

Nous terminerons la description que nous avons donnée des différons ordres d’architecture , par les préceptes suivans que nous devons à l’auteur du Vignole moderne.

Dans l’origine primitive , les ordres furent consacrés à la décoration des temples pour distinguer ces monu- mens de la demeure des hommes; dans la suite, ils furent employés à la magnificence des villes et à mani- fester la grandeur des princes : aujourd’hui, on en abuse en les appliquant à nos maisons particulières ; partout nous voyons sans distinction des colonnes et des pilastres; ce qui eût passé chez les Grecs et les Romains pour un déréglement d’imagination , est de- venu de nos jours un objet d’émulation entre les ar- tistes, et un moyen pour eux de trouver la récompense de leurs travaux. L’artiste doit toujours craindre d’as-

( 3o )

servir son art , et de s’écarter de la route en s’éloignant de l’esprit de convenance qui lait seule la véritable architecture.

Les Grecs , doués d’un génie heureux , avaient saisi avec justesse les traits qui caractérisent la nature; ils ont jugé qu’en imitation il j avait un choix h faire : avant eux les beautés de l’art ne consistaient que dans l’énormité des masses et l’immensité des entreprises : plus éclairés que leurs prédécesseurs , ils aimèrent mieux plaire que d’étonner, et crurent que l’unité et les proportions devaient faire la base de leurs produc- tions. Dans la suite , lorsque les arts se furent réfugiés en Italie, on se porta en Grèce, on y creusa jusque dans les tombeaux; on apporta à Rome l’antiquité et toute sa splendeur ; on étudia les ouvrages, on y recueil- lit des règles , des principes et des exemples sans nom- bre ; enfin , l’imitation de l’antiquité fut pour les Ro- mains ce que la nature avait été pour les Grecs ; ils apprirent bientôt que son vrai but était de plaire, ce qui servit de guide à leur génie , et de règle à leurs compositions.

La connaissance des ordres d’architecture doit donc animer l’artiste et lui inspirer les belles proportions, l’accord et l’harmonie qui charment les sens. L’archi- tecture , comme la poésie et la musique , est suscep- tible d’expression grave ou légère, riche ou simple; c’est elle qui donne à l’édifice un caractère convenable, qui embellit les cités , qui attire l’étranger et relève la gloire des nations. , s’élève un temple auguste et

( 3i )

majestueux; ici, un magnifique palais; plus loin, un superbe hôtel-de-ville.

L’artiste qui consacre ses veilles à l’étude des Or- dres , apprend à distinguer leur vrai caractère , à les placer chacun convenablement, et à les supprimer à propos pour en substituer l’expression qu’il répand dans tous les membres, dans toutes les moulures et dans tous les ornemens qui concourent à la décoration des façades.

C’est dans l’étude de ces memes Ordres que les plus habiles architectes ont, comme dans une source fé- conde, puisé le germe des chefs-d’œuvre qu’ils ont produits , ouvrages élevés autant à leur propre gloire qu’à celle des nations qui ont encouragé leurs talens.

ORDONNANCE INTÉRIEURE DES BATIMENS.

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1

SUITE DE L’ORDONNANCE INTÉRIEURE DES BATIMENS.

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A. Coi'nicîle. 3i part. 1/3.

ERRATA

Page 10,

ET^TARLEMENT.

Quart de rond. . . . , . . .

27 1/2

Baguette. .........

24

Filet

23 1/2

Canal.

21 1/2

CHAPITEAU.

Quart de rond . . | |

1 >3 1/4 1

Page i4»

ENTARLEMENT.

Filet

Goutte sous le larmier.

CHAPITEAU.

l’rois filets. Baouelle. . Filet. . . Con^e'. .

1/2

1/2

26

2^ 1/2

12

Il 1/2

Page 16.

EjNTABLEMEjNT.

Filet tn refouillement. .... Quart de rond

17 part.

Fut de la colonne.

Filet.

Scotie

Filet.

Filet.

Scotie.

Filet.

BASE.

mod. p. l6 I

1/4

PIEDESTAL.

FefouiUement du larmier. . . . j

V4

1/4

1/4

2^

3o

Pag^e 19. ENTABLEMENT.

Talon. . Talon. . Modillon,

I 1/2

BASE.

Fut de la colonne.

Conge

Filet

Deux baguettes. . Scotie. . . . ,

Tore

PIEDESTAL.

BASE.

45 1/2

44 >/2

18

>>

20

..

I

21

5/8

21

1/8 .

25

27 1/4

26 5/8

Baguette

Talon renverse^ .

Page 23.

ENTABLEMENT,

Filet des denticuleà',

1

FRISE.

1 28

Baguette, , . . .

Filet

: : : : :|

BASE.

1 "1 1 16

Fût de la colonne. . Congé

: ; ; : ;i

1

1 20

PIÉDESTAL.

Filet I » 2/3 I

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Filet.

27

27

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6 Modules

_Q Diamètres ou Modules . 4

iModjf nvin/.

ô Mod. 4 ^nin .

20 Diametra? ow ^oMo<hle^.

¥

OUDKE TOSCAN.

N. 2.

Détails de l'Ordre TO S GAN.

TL 5

ORDRE. DORIQUE.

n.

EntatlenLent Mutiilaire et Pieiestal.

^ ^ ^ Modules

Tlan d&la base de la Colonne azfec les Canelures-

TLui du Chapiteeue-

Comiehe vue ea Tl^nd

Détails delOrdre DOMÇUE mutulaire. j>i^^

OKDEE DORIOUE .

Tl. 6'.

Entablement Denticnlaire

Tarûes ,

44

12 ^ 6 ô O

s Mod/

iJfûd. û. P J I I iMûd- j iMod I iMod.6p. ! iMod.^.

Détails de TOrdre DOÜI^UE denliciilaire . Pl.y

OKDRE lOlHIQUE . EiitaMeiaeiit et Piédestal

Tl.fi.

Détails de l'Ordre IONIQUE.

4

ORDRE CORIJVXraEN.

Fl.ii.

EjitaMemeiït et Kedestal .

j 4 j -j jf ^ ^

Drtails de l'Ordre COEINTHIEJV.

M.2J2.

Oiapiteau Corinthieii w de face et siir l'angle, j?/

l^laiiy de^Jiicey,

Thuv j-ur l arufl& .

________ j^__

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CliapiteaTi Composite vu de face et sur l’angle . .

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Thu tfur L an^ley .

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2 Moduled- .

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M.jid.

Hans des PortLqnes sans ÉLédestans: et des Entrée olonnem ents .

Cornrdiieii. i

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Coiiiidnen .

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BorL^ne .

6 Moi)^ 3 part .-

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-xoMod.

Tosjcan .

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2[od. \ 6 part>--

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ORDKE TOSCAN.

^inôraoa anavro

OKBEE lONIQTJE.

Portique sans Piédestal. EntrecolcamenienL ;

■■

s

Portitjiie sans ELedestal. JEnirecoloinietaent.

OKDRE CORINTHIEN.

M.^3.

M

ORDRE TOSCAN.

F1.2Ô.

OEDKE DOmÇUE.

m.^6.

I

omxm lOOTçiJE.

ORDEE PESTUM.

M.2^.

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