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fn Amérique, dans cette

onisée et saxonisante, nous le savons

gintenant: nous sommes r

atmosphère

estés catho-

fques parce que nous sommes restés

français-

gt venu le salut.

ALLÉE ACTION

Bbatteuse automobile.

Byrain. d'abord coupé el laissé sur le champ. est recucilli par On croit simplifier ainsi les procédés de la récolie en certaines régions.

Prenons notre part des

Après Dieu voilà d’où nous Abbé GROULX. gode dock lock ah cho dechire

/

| | | |

prres fertiles du pays

ant que nos familles rurales pteront de nombreux en- Bts et qu'il restera dans notre

Hs des terres arables à occu-

P, la colonisation sera à l’or- De du jour. Il faudra en parler, Maudra surtout la pratiquer.

Et pas seulement dans les Mrs encore. boisés et propres Mi: culture de Îa province de ébec, Ces coins sont d’ailleurs Butés, ils ne pourront jamais

bevoir tous les fils de nos cul-

teurs qui voudraient conti- er la profession paternelle, au Fe d'aller s'enfermer dans les cs. Bors, il faut regarder en de- ns des frontières de la vieille B'ince, vers ces espaces les Bsibilités d'établissement ru- sont encorc très grandes.

D faut regarder vers l'Ouest. Mn est encore temps de réparer, artie du moins, des erreurs Bt les étrangers ont profité à D dépens. Si seulement nous M UIONs ne pas les répéter ! und Monseigneur Taché de- Mndait aux vieilles paroisses Mbicoises d'envoyer de leurs Milles sur les terres fertiles Mroccupées de l'Ouest, il s’est Quié des gens qui ont fait ob- Ace à ses appels prévoyants. M royalent pouvoir garder sur

Sierres déjà trop petites tous M fs de nos familles agricoles. connait les résultats lamen- Mes de leur politique à cour- en ‘ues. Les vieilles paroisses ne Quant contenir et faire vivie D nombreux enfants, ceux-ci @ alléreni par milliers chéer- A leur pain quotidien dans les nes de la Nouvelle-Angleterre. Ballaient à l'étranger en quête pue subsistance qu'ils auraient A trouver en abondance dans

lines de l'Ouest. Ils étaient AUS pour la patrie canadien-

es désirs clairvoyants de Mgr £ se fussent-ils réalisés, au- ART, entre les frontières de Retrio ct les Rocheuses, d'im- es régions rurales auraient Me physionomie catholique et case. De nest pas pour la pleurer dlilement que nous rappelons Mccte erreur du passé. Elle M UOUS servir de leçon pour present et l'avenir. Re si les conditions ont USE considérablement depuis .… MO ou soixante ans, il est MOre possible aux familles du D ec qui veulent garder leurs ns © la profession agricole, D'cnir s'établir dans l'Ouest. Mit, depuis quelques annéés, Fa se sont dirigées ‘vers Ba ViCre-læPaix. Elles n'ont Au à le regretter. Elles sont établies solidement sur de ASS icrres fertiles, elles pré. ; pt pour leurs enfants un bel

A qu'elles ont fait, pourquoi FES ne le feraient-elles pas

MGUe année, d'ailleurs, un pre considérable de jeunes : de jeunes ménages quit- M © Québec pour d’autres : ECS èt même pour les

“Unis. Ils s’y fixent souvent Atit bonheur, au gré du ha- de leur fantaisie, Ils se

Em

trouvent parfois égarés dans des milieux anglo-protestants, sans Paide et la compréhension de concitoyens de leur langue et de leur religion. Ils risquent de se perdre, d'oublier ce qu'ils sont.

Ne voudrait-il pas infiniment mieux les orienter vers des cen- tres canadiens-français déjà éta- blis dont ils contribueraient à accroître Îles forces, à assurer définitivement la survivance ca- tholique et française ?

Ceux qui s'opposent encore par aveuglement à l’établisse- ment rural des nôtres en dehors du Québec, et particulièrement dans l'Ouest, ne se rendent pas compte qu’ils donnent en plein dans les idées de nos adversaires qui voudraient parquer les Ca- nadiens français dans la “réser- ve québécoise”. Ce qu’ils repous- sent en paroles comme une in- jure et une injustice, ils l'admet. tent en réalité, ils le pratiquent pour leur propre compte. Et pen- dant ce temps, les émigrés d’Eu- rope entrent à pleines Pons et occupent des places jes nôtres auraient pu s'établir.

Il est beau de dire et de ré- péter que nous devons être chez nous partout au pays, que le Ca- nada tout entier est notre patrie. Mais il serait bien plus beau d'accorder notre conduite à nos paroles, de réaliser pour notre part ce que nous affirmons si hautement. |

Ne nous excluons pas nous- mêmes de la participation aux richesses nationales dont la ter- re est et restera l’uns des plus grandes et des plus solides. Et si nous avons décidé d’y renon- cer librement, eh bien ! laissons

disponibles; ne parlons contre l'immigration.

Nos paroisses rurales de J’Al- berta espèrent que de jeunes cul- tivateurs du Québec viendront y travailler et,s'y établir.

Elles comptent que des famil- les nombreuses, prévoyant l’ave- nir de leurs enfants, sauront comprendre que lAlberta offre des possibilités d'établissement rural qu’elles trouveraient diffi- cilement ailleurs.

N'abandonnons pas aux autres les terres les plus fertiles du pays. C’est à nous d’y prendre notre place. <

——————

Une sauvegarde de la vie religieuse et morale

plus

“Les Souverains Pontifes ont souvent prôné l'attachement ou le retour à la terre comme une sauvegarde de la vie religieuse et morale. Léon XIII montre dans la participation à la pro- priété du sol le moyen de com- bler l’abiîme qui FA l'opu- lence.dé la misère. Pie XI, le 1er mai 1927, rappelle à des pèlerins venus de Belgique que “le sol est la première richèsse d’une nation, et l'agriculture, l’indus- trie la plus naturelle, la plus vi- tale et la plus importante”.

Lettré pastorale des évêques : de Québec, 1946.

À

|

Jes étrangers envahir les espaces ;

IOSOUF. ALBERTAIN A

EDITION SPECIALE SEPTEMBRE 1948

CANADIENNES-FRANÇAISES ET SUR LES TERRES FERTILES DE L'ALBERTA

C'est la troisième année consécutive que Je cômité d'agriculture de l'Association canadienne- L'idée, lancée par l'exé- cutif de notre Association à l'automne 1945, s'est réalisée grâce à la coopération fraternelle des

française de l'Alberta prend part à l'exposition provinciale de Québec.

Canadiens français des deux provinces. Elle a déjà: produit, croyons-nous, d'excellents résultats.

Nous tenons à remercier ici la province de Québec qui a accueilli nos représentants d'une façon princière, qui a même rendu leurs voyages possibles. Cette année encore, nos compatriotes

du Québec nous prêtent mäin-forté dans l'impression de ‘ce numéro spécial de la “Survivance". À tous nous voulons dire notre'plus vive reconnaissance.

À ceux qui visiteront notre kiosque et à qui nous aurons l'honneur de remettre ce numéro de l'organe officiel de l'ACF.A. nous croyons convenable de donner quelques explications sur le but

de notre participation à l'exposition de Québec. |

Dans une province de plus de 800,000 habitants, un groupe d'environ 42,000 Canadiens français, | la plupart originaires de la vieille province, plusieurs des Etats-Unis, ont réussi à survivre au point. de vue national et religieux, malgré l'influence peu sympathique de certains milieux. Depuis l’arrivée en Alberta des premiers colons, il y a plus d'un demi-siècle, des paroisses canadiennes-françaises se La foi y est vivante, le désir de

sont formées, elles ont grandi, elles sont aujourd'hui prospères.

leurs frères de la province de Québec

LSMECATION AUX CULTIVATEURS A VENIR S'ETABLIR DANS LES PAROÏSSES

St S L rv V a

Organe de {’Association Canadienne-Française de l'Alberta

garder la langue et les traditions françaises n'y e$t pas moins fort. Bien qu'ils soient en minorité,

fermement décidés, au contraire, à mener la lutte Æsqu'au bout. 4

Seulement, les Franco-Albertains comptent sur leurs frères du Québec. prendre que leurs propres intérêts sont en jeu partout il se trouve des Canadiens français qu

les Canadiens français n'ont aucunement le goût Ÿ se laisser absorber et de disparaitre.

Ils sont

Ceux-ci doivent com-

combattent pour les droits de leur langue et de leur religion. La paix et la prospérité de tout le

Canada demandent d'ailleurs que ces droits soient reconnus et respectés. t ° . . . ë d a A . NS # = Ni : ° l'Ouest ont jusqu'ici vaillamment tenu le coup, grâce à leur énergie et à leur travail sans doute mais grâce aussi à votre aide. Ils espèrent que cette aide ne leur fera jamais défaut.

Vos compatriotes de |

{

Ce numéro spécial de la “Survivance" vous donnera des renseignements sur la vie matérielle et spirituelle de nos différents groupes en Alberta... Nous croyons qu'après l'avoir lu, plusieurs

Canadiens français du Québec voudront aller la partager, qu'ils’ seront disposés à faire les sacrifices

nécessaires pour fortifier de leur présence et de leur-travail des frères, des amis, même de proches

parents, qui se sont établis en Alberta pour y rester. Nos paroisses les attendent. besoin professionnels : médecins, dentistes, agronomes, etc. n'est pas, lui-même, suffisant pour répondre à tous les besoins des nôtres.

Nous avons Notre clergé canadien-français

Ce que nous voudrions surtout, c'est un nombre considérable de cultivateurs qui viendraient renforcer nos paroisses rurales. Ils y trouveraient des cadres déjà. solides ils pourraient exercer

leurs initiatives et leurs talents. Ils y seraient stimulés par l'exemple d'autres cultivateurs, leurs.

frères, qui font honneur à l’Alberta par leur esprit progressif et leur volonté d'y établir une vie agri-

cole familiale. Nous comptons beaucoup sur ceux-ci pour assurer notre survivance. leur nombre n'est pas suffisant si on le compare au développement général de la province.

. ï D E : : ar , | cai s situés dans Ï rd Nous serions donc heureux de recevoir chaque année des cultivateurs du Québec qui viendraient ESS SE Alberta dans.

Cependant,

nous aider à consolider nos paroisses rurales, et même à les étendre. lls trouveraient sur nos terres

fertiles de quoi payer largement leurs labeurs et assurer l'avenir de leur famille. pay

LE COMITE D'AGRICULTURE DE L'ASSOCIATION

CANADIENNE-FRANÇAISE DE L'ALBERTA

L'apiculture se développe considérablement en Alberta et met sur le marché un miel exceptionnellement doux qui fait les délices

dés connaisseurs. Chäque ruche neut facilement donner 230 livres de miel par année. Parmi les plus gros. apiculteurs de

l'Alberta, nous comptons des Eaœnadiens français de Girouxville, de Donnelly et de Falher. Par leur esprit d'initiative, ils sont

en train de donner à la Rivière-la-Paix une nouvelle rènommée que devrait aîftirer les Québécois qui aiment jouer avec leurs - amies les abeilles et goûter le miel de leur propre rucher.

L'EXPOSITION AGRI

l

«

COLE

agronome

Durant plusieurs années, après

| Par J.-M. FONTAINE, | | |

Pérection- d'une ‘partiestes-fer-

‘ritoires du Nord-Ouest en pro- | vinces, un colon pouvait se ren- dre acquéreur d'un quart de sec. tion, soit 160 acres, pour 10.00. Les seules conditions requises étaient la mise en cuiture de quelques acres, la construction d'une habitation très modeste et june résidence de quelques mois.

Cependant, depuis quelques années, cette loi des homesteads a été modifiée en Alberta. Une traduction de notre loi actuelle 4 des terres apparait dans d’autres colonnes de ce numéro de la Survivance. Pour éviter les ré- pétitions, nous n'en donnerons ici aucun détail. i Nos centres canadiens-fran- et le nord-est de l'Alberta, dans cette partie de la province la i plus propice à la culture mixte qui devient de plus en plus en honneur chaque année. Nous de- {vons affirmer en toute sincérité que les manques complets de ré- coltes n'ont jamais éprouvé Îles | fermiers de ces districts.

Les vents chauds, les séche-

resse et les insectes nuisibles aux :

céréales ou aux plantes fourragè- res sont localisés dans le sud ct le sud-est de la province. Les

orages de grêle dévastateurs sont:

aussi très rares dans le nord. Nos céréales hâtives. produit du tra- vail toujours constant et vigilant de nos scicntistes agricoles, dé- jouent aussi les gelées qui se font d'ailleurs de plus en plus rares.

Je disais un peu plus haut que le nor de notre province nos frères sont organisés en parois- ses, est propice à la culture mix- te. Eh bien! oui. Depuis déjà une quinzaine d'années, on s’adonne à Ja production des plantes fourragères sur une gran-

de échelle. Même si jusqu'à pré-!

sent nos ferntiers se sont surtout

des graines de légumineuses: lu- zernes et trèfles, nombreux sont ceux qui, aujourd'hui, font du foin fout comme dans Québce. La seule différence, c’est que nos gens font des meubles de foin dans les champs au lieu de l'en- granger.

Alors à ceux qui sont sous l'im- pression qu'en venant en Alber- ta ils s'éloigneront des travaux de fenaison, de traite de vaches ou du soin des porcs, je dis bien humblement: détrompez-vous ! Car la clef du succès en Alberta, comme ailleurs, est la culture mixte reposant sur une rotation à base de piantes fourragères qui contrôlera les mauvaises herbes et préviendra l'érosion du sol par l’eau et le vent. Car il ne faut pas se faire illusion, la mo-

Un champ de blé dans le distr centres de ce district, y compris Falher, comptent parmi ceux qui reçoivent le plus de grains dans le monde entier.

icl de la Riviere-ta-Paix. Trois

Possibilités d'établissement | rural en Alberta

——

qu'en Québec pour une ferme, et travailler tout comme ici pour | réussir, quels sont donc les avan- i tages de s'expatrier? Voici com- ment fe-les-conçoissr- ts ! Nos paroisses agricoles du Qué- {bec sont déjà remplies, plusieurs (APRES ont été subdivisées pour retenir les fils près du foyer pa- ternel. Dans la plupart de nos familles, il v a plusieurs héri- iticrs alors qu'on peut n'en éta- blir qu'un sur le bien ancestral. Les autres devront quitter pour aller fenter fortune ailleurs. Les ; possibilités d'établissement ru- {ral en Québec deviennent de plus en plus limitées malgré l'aide de l'Etat, Alors il ne reste qu'une issue: Iles villes et centres in- dustriels pour une jeunesse saine let virile qui n'est pas préparée à devenir de simples ouvriers. C'est le début de la dégénéres- icence nationale et, avouons-lÎe, \ religieuse. Les statistiques sont à l'appui de notre énoncé.

N'est-il pas du devoir de toute | personne, intéressée au dévelop- FRERE de tout notre vaste pays, intéressée surtout à l'expansion de la race ct de la religion, de bien orienter cette belle et virile |icunesse vers une noble mission i pour laquelle la Providence mé- me semble J'avoir préparée: la conquête du sol, la création de nouvelles paroisses et l'érection de clochers sur tout un continent, clochers qui demeureront tou- iôurs comme des monuments iné- branlables à Ja gloire du Christ veillant sur ses enfants. ; Certes la séparation est cruclle pour quiconque voit sa patrie en- {cerclée par les horizons d'une pa- ! roisse ou encore d’une province. { Mais Je missionnaire qui laisse {SON pays pour aller évangéliser jies païens ne cesse de nous redire lles joies intérieures qu'il ressent alors qu'il a la satisfaction du devoir accompli.

Un devoir nous incombe à tous l'aussi, pères et mères de familles d'un peuple terrien. C'est celui de conserver l'amour du so! chez nos enfants et de leur en faciliter la conquête afin de leur conser- ver les vertus dont ils ont hérité | d'ancêtres qui font l’orgueil de notre peuple. Nous avons en Alberta des fer-

mes fertiles, faciles à cultiver, fermes l'égouttement et le chaulage ne créent pas un pro- blème. La culture mécanisée (motorisée) simplifie le travail jus facon à le rendre des plus agréables. Le prix de ces fermes est élevé, je le concois. Mais le genre d'établissement ou de colo- nisation qui s'impose aujourd'hui est bien différent et plus avanta- geux que celui d'il y a un demi ou même un quart de siècle.

Pourquoi un diocèse du Qué- bec ne ferait-il pas le parrain d'un de nos centres canadiens-

noculture des céréales en hon-; français de l'Alberta et n’enver- neur depuis trop d'années nous |raitil pas un grand nombre de a prouvé sans l'ombre d’un dou-|familles dans ces centres? Ces te qu’elle est responsable des rui-}| familles alors souffriraient moins nes agricoles qu’elle entraine à sa; de l'isolement que si elles quit- suite. ne . [taient une à une se dirigeant vérs

Donc s'il n'y a plus de terrain |une région inconnue. Nombreu- | (homestead) à obtenir du gou-/|ses sont les familles dans le Qué-

dans Ja production

vernement, à moins de résider bec possédant un capital humain deux ans en notre province, s'il | SE faut payer aussi cher en Alberta (Suite à la page 4)

DE QUE!

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Le 50! fertile du Nord albertain fait aussi

i

Invitation aux amis du Québec à venir le constater.

la prospérité du commerce.

RONDELET ET FILS

Marchands GIROUXVILLE

A A AT ELU A NT

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ÉD EN AREA EE LA DA

M. THEODORE REMILLARD

nn DT LT TOUS SU ANR RE LA ART D RE D

Marchand

Invite ses amis da ; :

Saint-Camille de Bellechasse

4

à venir goûter les bons produits de l'Alberta

FRANCIS SAINT-JEAN

ses parents et amis de l'Est.

Les propriétaires de la salle de billard de Girouxville.

La famille

salue o

Comptez sur nous, parents:et amis de l’Assomption, pour scier et blanchir la belle épinette de la Rivière‘la-Paix, Venez bâtir chez nous !

SAINT-ANDRE ET FILS

GIROUXVILLE

ARRETE

Amis de la Baie et de Sainte-Monique de Nicolet, venez admirer nos camions chargés de beau blé !

Nous transporterons avec plaisir celui que vous aimerez venir récolter chez nous.

ADOLPHE BOISVERT

10518, ‘avenue JASPER

Camionneur GIROUXVILLE

ssarneunenn

SAR LD DE OH

PAUL CHATAIN, gérant

EDMONTON, Alts.

Avec les hommages de

L'EDMONTON PAINT

& GLASS CO. LTD.

A. E. ROCQUE, gérant

es pt

CS AR fe ae gite ne de ee pt pe

.On compte en Alberta environ 42,000 Canadiens français, en grande majorité cçultivateurs. ette population française est répartie en trois districts bien groupés, comprenant chacun douze à quinze paroisses, soit en tout quarante centres: région d’Edmonton, région de Saint- Paul et Bonnyville, région de la Rivière-la-Paix., Voici quelques détails sur nos différents cen- tres, ainsi gun aperçu général sur lagriculutre en Alberta.

Région No 1 . + Edmonton et environs

Population française. de cette région : 16,000

Edmonton Capitale de l'Al- berta Population totale: | {

au delà de 120,000. Population ca-

Les amis de la région des Trois-Rivières sont cordiale- ment invités à venir savou- rer sur place le miel déli-

Le , La cieux de l'Alberta ensoleillée

ST-ARNAUD & FRERES.

Girouxville

Venez visiter nos belles ter-

res de la Rivière-la-Paix,

citoyens de la province de Québec.

Le comité de colonisation de Girouxville est À votre

disposition.

Didier Girard,

secrétaire

LA CE F. à.

A.-J. KEROACK, gérant

Etat. on:1905 .

10135 108e RUE

| VIDE Vide Rue

Péfiottations à Radio-Edmonten

CR. FROST LIMITER

INCENIBURS PLOMBIERS.

TERRES À VENDRE FMMEUBLES ET ASSURANCES |.

CT TS

tholique: environ ,20,000. Popu- :

lation française: environ 5,000. :

Paroiïisses exclusivement fran- çaises: | i

Saint-Joachim, fondée en 1891 (église-mère d'Édmonton). diri- gée (as les. Oblats; environ 300 familles; caisse populaire; Jar- din d'enfance; ecole Grandin; Maison provinciale des Objats:. Association de* Parents et Mai- tres. -

Jnnaeniéeponcepions Clergé séculier (abbé Ketchen) environ 250 familles; caisse populaire; couvent de l’Assomption.

Paroisses mixtes (bilingues):

Saint-François: RR. PP. Fran- ciscains: Collège Saint-Antoine. Saint-Edmond: séculiers. Edmonton est le siège de l’As- sociation canadienne-française de l'Alberta: A.C.F.A. On y trou- ve les organisations suivantes: Association canadienne-françai- se. Librairie française, Concours de français. Société d’Enseigne- ment postscolaire. Fédération des Coopératives Franco-aiber- taines. Journal: La Survivance. Collège classique Saint-Jean, di. rigé par les Oblats. Trois hôpi- taux catholiques dont deux bi- lingues. Chevaliers de Colomb (cercle La Vérendrve). ; Belle classe professionnelle: médecins, dentistes, avocats, ‘hommes d’affaires.

Saint-Albert à 8 milles

d’'Edmonton. 125 familles: siège du premier évêque de l’Alberta, transporté plus tard à Edmon- ton. Première cathédrale, cons- truite en bois rond, encore de- bout et convertie en musée. Mo- nument au Père Lacombe qui a construit la première cathédrale. Tombeau de Mgr Vital Grandin. premier évêque. Cimetière reposent les corps de nombreux missionnaires de l'Ouest. Nom- breux souvenirs au musée, Lam- pe de sanctuaire qui était à Pa- ray-le-Monial ‘lors des 'appari- tions à Marguerite-Marie se trou- ve dans la grande église. Pen- sionnat et hospice de vieillards dirigés par les Soeurs Grises de Montréal. | Morinville à 19 milles d’Ed- | monton. Fondé par J’abbé J.-B. Morin en 1891. L'abbé Morin était originaire de Saint-Paul de Joliette et devint missionnaire <olonisateur. 275 familles dont 225 canadiennes-françaises. Cou. vent Notre-Dame dirigé par les Filles de Jésus. Caisse populaire. Coopératives. Bureau de l’agro- nome bilingue, Curé actuel: M. l'abbé Tessier. Legal à 32 milles d'Edmon- tou. Fondé en 1905, compte 280 familles; paroiïisse agricole, Cais- se populaire et coopératives. Couvent du S$acré-Coeur dirigé par les RR. S$. Grises. Curé: M. l'abbé Bérubé.

Picardville à 50 milles d'Édmonton. 92 familles dont 70 canadiennes-françaises. Parois- se ouverte en 1912. Ecole sous la direction des Filles de Jésus. Curé: M. l’abbé R. Barbeau. Vimy à 40 milles d'Edmon- ton. Fondé en 1919. Paroisse de 100 familles presque ioutes ca- nadiennes-françaises. Ecole: sous: la direction des Filles de Jésus. Magasin coopératif,

Curé: M.

Pabbé N. Therrien. Villeneuve à 17 milles d’Ed- monton. Environ 50 familles ca- nadiennes-françaises. Rivière-qui-Barre à 28 mil- les d'Edmonton. 15 familles ca- nadiennes-françaises.

Lamoureux à 20 milles d’Edmonton. Environ 60 famil- les canadiennes-françaises. Beaumont à 22 milles d'Ed- monton (au sud). 145 familles canadñennes-françaises. Ecole sous la direction des Filles de Jésus. Caisse populaire. Coopé- rative d’oeufs. Coopérative d’é- lectricité. Bellé paroisse agrico- le, Curé: l'abbé JE, Lapointe,

Félicitations à Radio-Edmonton

Tél 31826

. EDMONTON

ROBERT CROTEAU ET LOUIS BALAND ||

ENS PES PER PE

“LA: SURVIVANCE

Renseignements généraux _ sur les Franco-Albertains

pérative d'expédition d'animaux

Région No'‘2 Bonnyville-Saint-Paul

Bonnyville à 175 milles d'Edmonton, au nord-est. Parois- se fondée en 1909, comprenant 250 familles, en majorité cana-

diennes-françaises, Couvent diri-

par les Soeurs de lPAssomp- ton de Nicolet. Caisse pots re. Coopérative. Hôpital dirigé par les Soeurs de la Charité d'Evron. Curè intérimaire: Ab- R.-M. Lerouge. Conseil Thé- rien des Chevaliers de Colomb,

. Autres paroisses

environnantes Fort Kent à 9 milles de

Bonnyville. Belle paroisse de 80 familles (environ) canadiennes- françaises. Couvent des Soeurs de Sainte-Croix. Curé: l’abbé L. Connoir. La Corey à 14 milles de Bonnyville. Environ 50. familles canadiennes-françaises, Ensei- gnement par les Soeurs de l'As- somption. Caisse populaire. Lac Froid à 40 milles de Bonnyville. Paroisse de 40 fa- milles canadiennes -‘françaises. FN DIRES de colonisation. Pé- che. Saint-Paul à 125 milles d'Edmonton. Fondé en 1909 par le R. P. Thérien, O.M.I.,, mission- naire-colonisateur. 290 familles canadiennes-françaises. Desser- vi par les Oblats. Couvent des Soeurs de l’Assomption. Hôpital

dirigé par les Soeurs Grises de Montréal. Caisse populaire. Coo-

et de consommation. Bureau de l’'agronome bilingue du district.

Dans le trou du golfeur.

À, l’exposition

Voici fa semaine de l'Exposition, Et tout le monde rit et jubile. Même les habitants y viendront: Sont pas plus‘ bêtes que ceux la

: viffa.

A l'honneur, seront les animaux,

Du plus petit jusqu’au plus gros : On aura des courses de chevaux, Et des expositions de ‘taureaux,

C'est une merveilleuse invention, Que ces grandes expositions.

Sur le terrain on trouve de tout, De quoi satisfaire tous les goûts. .

Caux qui aiment payer l'impêt, Et se faire tondre la laine du des, Pourront donc se satisfaire,

Dès leur entrée 3 la barrière.

Puis vous passez au grand “‘‘stand'', Pour écouter jouer la ‘band’.

(Pour parler en bon français :

La fanfare sort ses sifflets).

Quand vient le temps des courses, Les amateurs délient leurs bourses. Ils gagent sur les meilleurs chevaux, Et se font ‘‘laver”’ comme des

| poireaux.

Souvent f fait une grande chaleur: Alors on prend une petite liqueur: D'autres ont la bouche plus raffinée: ls “lichent”’ un cône de crème glacée,

Les “blondes” aux bras de leurs [ garçons, Font le tour de l'Exposition. D’autres montent sur les petits [ chevaux, Ou bien s'amusent dans les autos,

Je vous envoie une invitation

A venir à l'Exposition.

Vous aurez bien du bonheur,

Et vous y verrez même le Goffeur.

Le GOFFEUR.

Dr CHAS. LEFEBVRE

B.A.M.D. L.M.C.E.

Bureau: Edifice Tegler._ EDMONTON, Alba.

RSR

|ALB. ST-ARNEAULT

Chevaliers de Colomb, Conseil

environnantes

Satnt-Edouard à 9 milles de Saint-Paul. Paroisse de 65 fa- milles canadiennes - françaises. Caisses populaire. Curé: M. l’ab- Thibault. : :

- Lafond à 14 milles de Saint- Paul. Paroisse de 100 familles ca- nadiennes - françaises environ. Soeurs de Sainte-Croix. Caisse

opulaire, Artisanat rospère. Étre M. l'abbé P. Mailloux.

Saint-Vincent à 12 milles de Saint-Paul. 55 familles cana- diennes-françaises. Soeurs de VAssomption. Caisse populaire. Curé: R.P. S. Chalifoux, S.Sp.

Thérien à 22 milles Saint-Paul. Environ 55 familles canadiennes-françaises. Soeurs de lAssomption. :

Sainte-Lina à 32 milles de Saint-Paul. 65 familles canadien- nes-françaises, Soeurs de Sainte- Croix. Caisse populaire, coopé- rative. Curé: M. l'abbé Delisle.

Mallaig -— à 22 milles de Saint- Paul. 50 familles canadiennes- françaises. Caisse populaire. Soeurs de J'Assomption. Curé: M, l'abbé R. Ricard.

Autres centres : région du Lac La Biche et Plamondon, Breynat, etc.

* Breynaf à 25 milles au nord de Saint-Paul, desservi par un agronome bilingue.

Plamondon Couvent des Filles de Jésus. 60 familles ca- nadiennes-françaises.

Lac-la-Biche Hôpital, Filles de Jésus. 20 familles canadien- nes-françaises. L’élevage du vi- son s’y pratique sur une grande échelle.

Lac-des-Oeufs Mission.

Région No 3

Rivière-la-Paix McLennan à 275 milles d'Edmonton. Population fran-

caise: 550. Siège de l'évêché de Grouard: Son Exec. Mgr U. Lan- glois, O.M.I.. vicaire apostolique; Son Exc. Mgr H. Routhier, ©. MI., coadjuteur. Paroisse Saiïint- Jean-Baptiste, dirigée par les

Oblats. Hôpital (Soeurs de la Providence). Ecole séparée. Pe- tites missionnaires de Saint- Joseph.

Donnelly à 10 milles de McLennan. 125 familles cana- diennes - françaises, Couvént. Caisse populaire. Magasin coopé- ratif. Soeurs de Sainte-Croix,

Father à 8 milles de Don- nelly. Population canadienne- française, 200 familles. Couvent, Soeurs de Sainte-Croix. Caisse populaire, coopératives de con-

sommation, d'expédition, de graines de semence. Site du fu- tur collège agricole. Conseil

Grouard des Chevaliers de Co- lon.

Girouxnille à 7 milles de Falher. 150 familles canadien- nes-françaises. Eglise. Couvent (Soeurs de Sainte-Croix). Pèle- rinage. Caïsse populaire et co- opérative.

Guy à 10 milles au sud de

Donnelly. Population canadien- ne-française: 100 familles. Egli- se, école, caisse populaire, cen- tre agricole. Jean-Côté -— à 11 milles au nord de Girouxville. Eglise, écoles. caisse populaire. Centre agricole de 80 familles canadien- nes-franbaises.

Tangente à 34 milles de Falher. Population de 409 Ca- nadiens français environ. Eglise, école-pensionnat, Soeurs de Ste. Croix, caisse: populaire, coopé- ratives, garde-malade diplômée. Pays neuf.

Codesa à 49 milles. de Fa- Ther. Paroisse nouvelle de 125 Canadiens français. Eglise avec curé résidant,. Mission à Eagle- sham.

.Joussard Population catho. ide de 222 résidanis. Eglise, cole. .

Hommages de

East End Service Station

| EDMONTON, Alta.

10650-A 105e RUE

._ PEPIN ET FILS

MARGHANDS DE PIANOS ET' D'ORGUES |

EDMONTON, Alta.

g .

nr

Téléphone 25416

randin. Autres paroisses |

de |.

Hommages de Û M PAUL-E. POIRIER, C.R. - Avocat Milner Diet Poirier Martland et Bowker

Edifice Banque Royale

Edmonton, Alta,

Avec les hommages du

"Dr L.-P. MOUSSEAU

EDMONTON, Alberta

Hommages de.

CE. GARIEPY, CR.

Avocat Notaire

Edifice Canada Permanent

EDMONTON, Alberta

Téf. 27882

à

Félicitations à Radio-Edmonton

Dr PAUL HERVIEUX

Dentiste

10104 124e RUE

«

EDMONTON, Alberta

NOS HOMMACGES AUX QUEBECOIS

H. MILTON MARTIN

ET

ADRIEN BLAIS

\ 721 EDIFICE TEGLER

à

+

:

e

. Hommages de

JOS. BEAUCHAMP, gérant

i

nn Hôtel Cecil, | | Cie, Limitée |]

EDMONTON

En Alberts depuis 1892

mme ?

A. TOUS LEURS QUI. VIS

L'EXPOSITI

LES PAROISSIENS DE

_ SAINT-JOACHI

: paroisse-mère d'Edmonton, sont heureux d'adresser un message de solidarité catholique et française

Ils se joignent à tous les groupes franco-albertains pour inviter les gens du Québec à venir visiter notre province ensoleillée

JEAN PATOINE, O.M.I. curé

La paroisse de Falher et la paroisse Notre-Dame de lourdes Girouxville, Afta

ont l'ambition, amis du Québec, de copier vos belles paroisses des bords du Saint-Laurent,

Elles possèdent quelques-unes de vos oeuvres si belles 1

églises paroissiales desservies par les Oblats, dortoirs-pension-

nats dirigés par les RR. SS. Sainte-Croix, de Montréal, cercles

de fermières, associations canadiennes-françaises, comités de

colonisation, comités de loisirs, magasins coopératifs, caisses

populaires, coopératives d'expédition d'animaux, magasins gé-,

néraux, hôtels, etc.

Un pèlerinage à Notre-Dame de Lourdes, Girouxville,

amère des milliers de pèlerins chaque année.

: (=) Venez, chers. amis, fortifier ces jeunes cadres !

Le conseil paroissial de Falher,

"Le conseil paroissial de Girouxvitle

L'EGLISE DE BEAUMONXT

| Le curé ct les paroissiens de Beaumont, 4

de Québec.

l g'berta. envoient leurs sauts. à leurs parsnis et ani |

LA SURVIVANCE

Les trois régions agricoles et leurs genres de culture

Par }.-M. FONTAINE,

agronome

| |

dans la Riviére-la-Paix de gar- der quelques vaches laitières ou ä. boeuf, des porcs, des moulions el des volailles,

Les résultats d'une saine ex- ploitalion agricole dans l'Ouest sont semblables à ceux du Qué- bec.

Nous voulons des colons im-

Région No 1

La rêgion agricole d'Edmon- : ton est considérée la plus fertile | de toute notre province, Son sal | humifére est très propice à la Ve Se ge | rousse des céréales. On spécia- bus d esprit de travail et d'éco- | lise surlout dans la production “omie: des colons dont la foi en l { i L

de J'avoine et de l'orge. Les ren- l'agriculture se traduit en un !dements d'avoine de 980 bois. [Mode de vie et non en une fin Uk seaux à l'acre sont assez com- uHime de s'enrichir aisément. muns. L'apiculture allant de pair Dans un concours provineial #vee la culture des trèfles. il va ‘d'orge en 1946. la région. de Moa- {SANS dire que Fa production du ‘‘ rinville s'est vue décerner les 2%: miel est trés avancée dans tous ‘des prix accordés aux districts nos distrivis canadiens-francçais. - du nord de nor province. où, il x a quelques années on : Les conditions climatériques | devail importer le "miel peur de ce coin du pays, comme d’ asl- consommation domestique. on jieurs des deux autres régions enregistre une production de ‘18e trouve la majorité de nos fer- {centaines de mille livres. | | i L

A er Pa 9 ns

miers ceanadiens-français, ren- Plusieurs apiculteurs intéres- dent possible la culture de toutes | CS récemment ont admis avoir extrait au dela de 200 livres de.

les plantes fourragères connues : miel par ruche,

dans le Québec. En effet, la Hu- \ zerne, les trèfles rouge et alsike, | de même aue le hrome inerme, j le mil, le fétuque et le paturin l bleu poussent à merveille. C'est {| dire que la culture mixte est ap- ;| pelée à jouer un rôle prépondé- Î rant dans la stabilité économi- ii que de notre agriculture.

Région No 2

Possibilités d'établissement :

Dans chacune de nos régions. il Va des terres à vendre soit par des gens de nationalité étrangère ou par les nôtres. Na- turctlement les prix varient avec les régions et Îles distances des centres, Nous crovons être juste en disant que $600.00 peuvent acheter 160 acres de terre vier- ge en pays de colonisation. soil dans la Riviére-la-Paix, soit au nord de Bonnyvville ou au Lac Froid. Tandis que pour se ren- dre acauéreur d'une belle ferme bien bâtie, toute en production dans le district d'Edmonton, l'on devra débourser jusqu'a S12. 090,00, La movenne étant d'envi- ron $6.000.00 pour ia région Saint-Pud-Bonunvville, $8.000.00 pour celle d'Edmonton et S$f.- 000.09 à'la Rivière-la-Paix.

[l nous faut ajouter les com- mentaires de 90% de nos visi- teurs de l'Est: Si les conditions de culture en Alberta étaient connues de nos frères du Qué- bec, ious les jours nous en amè-

comme dans le district inéraient des centaines”. Et nous d'Édmonton et de Saini-Paul, à | d'ajouter: “Combien plus rapi- la Rivière-la-Paix, la culture des | dement notre culture française plantes fourragères est la base [et catholique auralt une réper- d'une saine exploitation agrico- | FUSSION favorable d'un bout à le. Même durant des dernières [l’autre de notre cher Canada”. années, Ce Que nous croyons ne Pour plus amples renseigne- | pas être normal cependant, Ja | ments adressez-vous à:

| Le district Saini-Paul-Bonny- ville, situé à environ 150 milles au nord-est de la capilale alber- taine, comme celui d'Edmonton ‘ina jamais connu de manque #| complet de récolte. On a toujours récolté assez de grains et four- rages pour pourvoir à l'alimen- Re des animaux de la ferme. Nous devons mentionner que les lindustries porcine el laitière sont à l'honneur dans cetie ré- gion. Pour ne donner que quel- ques chiffres, au delà 4c 140.000 pores et 1,500,000 livres de beur- re furent expédiés du district Saint-Paul-Bonnyville en 1945.

SERRE

Région No 3

A

production de graines de légu- “Comité d'Etablissement rural”, mineuses telles que luzerne, trè- La Survivance?”, fle alsike et trèfle rouge, a été Edmonton —— Alberta. une source de revenus exiraor- | 20 à @n———— dinaires dans toutes les régions {7 : , mentionnées ci-haut, La terre et l'Eglise La situation est même alar- Le mante pour d'avenir de notre Comme base de leur établisse-. || agriculture, Nos gens se sont dé-| ment, nos ancèlres “ont choisi! sintétessés de l’industrie afiima-|]a terre qu’ils ont défrichée et} le à tel point que plusicurs culli- transformée en champs fertiles. | vateurs achètent le lait condensé. Comme cadre social. ils ont vou. Pourtant la raison que l’on invo- | Ju la paroisse dont l'église est le quait dans le passé pour ne pas | centre. le foyer national autant garder d'animaux n'exisle plus | que religieux. On :|| puisque les derniers agronomes pourquoi les familles qui vi-! :] Hébert et Gareau ont fait creuser | vaient à l'ombre du clocher pa-! des réservoirs à eau (Dugout) | roissial, unissaient en leur cs-: sur au moins 90% des fermes ! prit et: leur cocur. la terre. qui; à y avait pénurie d’eau. {leur donnait 1e pain matériel el Nous conseillerions done ‘for- | l’Eglise qui leur dispensait la! tement à tout colon s’établissant nourriture spirituelle”, :

comprend |

Avec les hommages de

LA PAROISSE DE STE-LINA |

M. l'abbé DELISLE, curé

Los hommages de la PASES

ST-JOSEPH DE FORT KENT

M. l'abbé CONNOIR, curé :

CARTE DES DIFFERENTS SOLS DE L'ALBERTA

RS Sn

; " Fromvsne } w CMOPKE NN SERRE , Ÿ À “ce #4r Î nl Q à EN à NS D { rampes ni Ave | l sur aives À t ! « cendas | RSS À V7) ALOCCE OWICR PRAIRIE sy | canne rennes NS Su SK | n Ko te N W \S SA AK Ÿ | KA o GE HE Sal Ÿ ON , Î \, Rd 2044 commence) i K ee BARRHEAD > Î Na SMON care SP Laut ; È RS Sanguoo Gr Ne 777 eouenro® OMON car ds BP & Der: : | NN N 17 namres à Vaorro ° ne Ÿ VIN X *s N LE Ÿ STETTLER à \ Ÿ con À x à 4" Ÿ “anna | CARTE DE L'ALBERTA te Ÿ zone à À montrant les zones princi- È | pales de nos différents sols. Ca : SSARO | Le arooxs PT d | | SLOMOND : Re Régions considérées im- MEDICINE Gr propres à l’agriculture, rage : i eng MCE . L | ARDSTON Le | 2: Climat Production Zone 1 Sols bruns : Semi aride Végétation limités . Zone 2 Sols bruns foncés Seini arirle Blé

Zone 3— Sois noirs

Ù Précipitalion 14 à 17° Zone 4 Sols gris,

Précipitation 10 à 20”

Culture mixte Culture mixte

NOS MEILLEURS VOEUX DE SUCCES À NOTRE KIOSQUE AGRICOLE ALBERTAIN A L'EXPOSITION DE QUEBEC

T.-J. LAFLECHE

TAILLEUR

n

10453, AVENUE JASPER

EDMONTON, Alta.

MORINVILLE

_ | DE | ALBERT A |

ENVOIE DES SALUTS FRATERNELS ;

A TOUS LES AMIS QUEBECOIS |

ARR A FaRE Te Lure

Re eme en RS den nee entier er eiu ue a a dote

RTE

de “homestead lease”.

LA PAROKSSE DE ST-EDOUARD

offre ses meilleurs souhaits.

M. l'abbé L. THIBAULT, curé. RP nue dont

casser.

Terrain qui n'a pas été cultivé (unimproved) 2.—(a) Peut obtenir un bail

tout civil qui ne possède pas une ferme, ayant atteint l’âge de

18 ans, qui est citoyen cana- dien ou britannique, ou qui n'étant pas citoyen canadien,

veut le devenir. Le bail accorde- rait un terrain de pas plus d’une demi-section. Si le mari el sa femme prennent un terrain, ils n'auront pas droit ensemble à plus d’une demi-section. .

(b) Peuvent également obtenir ce haïl les vétérans, âgés de 18 ans qui sont citoyens canadiens ou britanniques ou veulent le de- venir.

8.—(a) En faisant demande d'un bail, on doit donner une somme de 85.00. Cependant, les vétérans en sont dispensés.

(b) Après que la demande du bail est faite, le terrain sera ré- servé pour le demandeur, en attendant qu’un agent du gouver- nement certifie que le terrain est propre à l’agriculture.

4.—(a) Celui qui demande ce bail, doit également faire une déclaration des améliorations et de leur valeur, qw’il pourrait y avoir, sur le terrain qu il a en vue, et payer les améliorations.

6.—Le bail sera fait pour 20

»

‘Avec les hommages de la

PAROISSE DE L'IMMACULEE- CONCEPTION

M. l'abbé R. KETCHEN, curé

Collège St-Jean

EDMONTON, Alberta

e Sous la direction des RR. PP. Oblais

| e Le collège Saint-Jean prépare à tous les états de vie : : carrières laïques, sacerdoce, vie religieuse e@ Un collège au service des jeunes Franco-Albertains s f V. GAUDET, O.M.Il. recteur

Chaleureux saluts à tous nos amis

PAROISSE ST-ALBERT

Rév. Père Gérard ' LABONTE, O.M.L., curé

ses années, remplissent donc cette condition. La restriction ne s'applique cependant pas aux vétérans

Voici les principaux règlements à conna numéros sont ceux du texte officiel.

Reed Ru en ee AA NS Sn qe eme ar

ans et renouvelable pour 209 au- tres années pourvu que le de- mandeur ait rempli les condi- tions pendant la première pé- riode.

7.—(a) On ne païiera aucun loyer pour la terre cultivée après que le bail aura .été accordé, durant les 3 premières années du baïl, et les années suivantes on donnera comme prix de location 4% de la récolte. Cependant, si le demandeur cultive plus de ter- rain qu’il n’est exige par la Sec- tion 23 de cet Acte, il ne payera que le % de sa récolte sur la par- tie qu’il était obligé de cultiver.

(c) S'il arrivait que le revenu de la récolte n’égalait pas le coût de production, fe demandeur n'aura rien à payer cette année- là. Toutefois, si la récolte de blé, d'avoine ou d'orge donnait une moyenne de 5 minots à l’acre, on ne peut pas considérer la récol- te comme'manquée et il faudra en payer le 18.

8.—Lorsque je locataire à bail pourra prouver au Ministre qu’il a rempli les exigences du bail pendant 5 ans de rétolte, il pourra faire une demande d’ob- tenir possession de la terre aux conditions suivantes:

(a) Lorsque le baïl est pour %4 section ou moins, il payera une somme de $100.

(b) Si le bail est pour plus d’un % section, il payera S$100 pour le premier quart et 951.25 pour tous les autres acres.

19-—(a) Un locataire qui aura loué un terrain pendant 2 ans, pourra avec l’autorisation du Mi- nistre transférer ses intérêts au bail à une autre personne qui a le droit d'obtenir un baïl et cette dernière jouira des avantages du premier locataire.

20.—(a) Le locataire doit pren- dre possession de son terrain et commencer à y résider dans les 6 mois après la date du bail. Ce- pendant, on n’exigera pas qu’il s’y établisse durant les mois de novembre, décembre, janvier, fé- vrier et mars. Il devra résider sur son terrain au moins 6 mois

par année.

(b) Si le locataire possédait une ferme d’au moins 80 acres à moins de 3 milles de son terrain, il ne sera pas obligé de résider sur le terrain du baïl, mais pour- ra résider sur son ‘autre ferme.

Nos meilleurs voeux

Règlements concernant les baux de terres agricoles en Alberta

Par un Ordre en Conseil du 26 avril 1948, le gouvernement albertain a modifié les règle- ments relatifs au bail des terrains agricoles dans la province.

© Le bäil est. désigné sous le nom

Pour obtenir un terrain en baïl en vue d'en devenir le propriétaire, le. gouvernement exige une résidence préalable de 2 ans en Alberta. Vos compatriotes qui y habitent depuis de nombreu- Vous pourriez utilement les consulter à ce sujet. inscrits à la: loi fédérale, “Veteran Land

Les terrains qu'on peut oblenir en bail sont de trois espèces : -

1.—Unimproved, c'est-à-dire ceux dont aucune partie n'a été ouverte ou cultivée. . 2.—Improved, ceux dont une partie du moins est en culture. | : + 3.—Clearing and breaking projects, les terrains que le gouvérnement fait défricher et

itre pour ceux qui voudraient obtenir un bail. Les

21.—Le locataire doit se cons- truire sur son terrain une rési- dence ‘ayant une- valeur d’au moins $200. Et ceci en dedans de 5 ans après la date du bail. ..28.—{(a) Le locataire qui aura un bail pour 4 section devra cas- ser et ensémencer: cassés La 1ère année 5 acres

semés nil

La 2e année .. 5acres S5acres La 3e année .. 19 acres 10 acres La 4e année .. 10 acres 20 acres La 5e année .. 10 acres 30 acres La Ge année ., 15 acres 30 acres La 7e année .. 15 acres 30 acres La 8e année .. 15 acres 45 acres La 9e année 20 acres 60 acres

Chaque année suivante et aussi longtemps que durera le bail: 80 acres ensemencés.

(c) Si le locataire avait un bail pour plus d’un quart de section, il devra casser et ense- mencer une proportion.relative- ment plus grande selon la quan- tité de son terrain,

30.—Le locataire pourra uti- liser pour son chauffage et pour ses constructions le bois qui se rouve sur sa propriété sans avoir à payer de permis.

31.—-Le locataire n’aura pas le droit de prendre possession ou de cultiver sa terre avant qu’il n'ait êté averti par, le Départe- ment que son bail est accepté.

Terrain dont une partie était cultivée (improved)

Tous les mêmes règlements s'appliquent sauf le numéro “7” auquel est substitué ce qui suit:

7A.—Le loyer exigé (1) pen- dant les premières sept années de récolte sera: :

(a) % de toutes les récoltes sur les terres qui étaient déjà en culture au commencement du bail. Si après la 5e ou 6e récolte, le locataire veut acquérir le ter- rain, il payera une somme dé- terminée par le Ministre.

(b) % de la récolte produite sur les terrains qui auront été mis en culture après le commen- cement du bail. Cependant, il ne payera rien pendant les 8 pre- mières années de récolte.

(2) À partir de la 8e récolte, il donnera 4 de toutes ses récol- tes sur tout le terrain.

(ce) Si le locataire mettait en

Lt at dent HE M M Par M -eE QUE CON AE LIRE NE DE LAN CO BR COL CC OS TE CR CO LOT CET COS EC CERRE

de succès au kiosque

agricole à l'exposition de Québec.

LA PAROISSE DE ST-VINCENT, ALBERTA

Rév. Père CHALIFOUX, C.SS.P. :

+

REP LU TNLGE HER AGE en He UN SU RE be Mo 1e DAECAE RCE IEP DO SALE PEN CRC PESE ERREURS

4

| LA PAROISSE DE

PICARDVILLE,

ALBERTA |

. Nos plus sincères “élicitations à . Radio-Edmonton, poste CHFA

M. l'abbé R.-A.

SR ea see ee DIRE REEER ONE SES

Ne

BARBEAU, curé

4

culture plus d’acres que n’exige Ja Section 2e, il ne payera cCe-

sur Je nombre d’acres qu'il est obligé de cultiver chaque année,

Terrain ouvert ou cassé (Clearing and breaking projects) .

Les mêmes règlements que pour le terrain non cultivé excep- ce qui suit: !

3.—(f) On accordera une pré- férence aux vétérans en dispo- sant des terres.

7(A) Au lieu de la Section 7, on substituera 7(A). Le locatai- re pour les sept premières récol- tes après que Je bail aura été ac- cordé, payera:

(1) (a) 4 de toutes les récol- tes produites. Cependant, après la cinquième ou la sixième récol- te, il pourra demander d’acqué- rir le terrain à son nom en payant une somme déterminée par le Ministre pour la part des récoltes qui n’aura pas été payée.

(b) Il donnera % de la récol- te des terrains qui n'auraient pas êté en culture au début du bail. Toutefois, il ne payera rien pen- dant les trois premières récoltes.

{2} A partir de la 3e récolte, il ne donnera plus qu’un 4 de toutes les récoltes produites.

(C) Si le locataire cultivait plus que ce qui est exigé par la Section 23 de terrain qui n’était pas en culture au début du bail. il ne donnera cependant qu'un 14 de la récolte sur le nombre d’acres exigées par le Départe- ment,

(D) Si le coût de production était supérieur au revenu de la récolte pendant l’une ou lautre année, Je locataire n’aura rien à donner ,cette année-là. Cepen- dant encore ici, si la récolte pro- duisait une moyenne de 5 mi- nots à l’acre, on estime qu’il de- vra payer son loyer.

POSSIBILITES D'ÉTABLISSEMENT RURAL EN ALBERTA

(Suite de la 1ère page)

et monétaire suffisant pour ac- quérir de grandes étendues de terre chez nous père et fils pourraient travailler ensemble et agrandir leur domaine à mesure qu’un enfant serait prêt à fon- der un foyer. C’est l’établisse- ment rural que nous ambition- nons chez nous. Plusieurs de nos paroisses souffrent de la déser- jHion du sol. La soif de l’argent ft des loisirs fait ses ravages chez nous comme ailleurs. Notre mo- noculture a contribué à déraci- ner nos jeunes de la ferme. L’oi- siveté des mois d’hiver a chassé notre belle jeunesse agricole vers les villes, les chantiers ou le ca- mionnage, et les vieux parents,

devenus incapables de suffir à la |

tâche de cultiver seuls, se voient dans l’obligation de vendre et trop souvent à des étrangers.

Il nous faut donc des bras forts, des coeurs généreux, des âmes d’apôtre pour. remplir les cadres de nos paroisses et les étendre jusqu’à en créer de nou- velles. :

Il existe des: sectes religieuses qui aujourd’hui achètent des mil- liers d’acres de terre pour créer une nouvelle colonie. Nos lois provinciales ne leur défendent pas pareille expansion. Et nous, que faisons-nous? Le temps est venu de faire un sérieux examen de conscience, de regretter nos fautes passées, mais surtout de prendre des résolutions pour l'avenir. Il est du devoir du Co- mité d’établissement national d’arriver à l’action. Toutes nos têtes dirigeantes, tant religieu- ses que laïques, devraient travail- ler ensemble sur un plan d’ac- tion bien déterminé. Laissons les excuses de côté. La distance? il n'y en a plus aujourd’hui. Le manque d'esprit de sacrifice de nos gens? n’insultons pas nos fa- milles nombreuses encore débor- dantes de bonne volonté. L’insuf- fisance de capital? il y a des millions de dollars qui peuvent être mis à la disposition d’asso- ciations qui sauront présenter un programme concret et pratique. La cause en vaut la peine.

mes chez nous au Canada, d’un océan à l’autre. Ne poussons pas notre générosité jusqu’à laisser les immigrés, les étrangers pren- dre possession du plus précieux de nos capitaux: notre terre ca- nadienne. Nos fils auraïent droit de nous reprocher notre indiffé- rence plus tard. Notre Saint-Père lePape nous demande de lac- tion catholique. Pour nous, Ca- nadiens français, il n’y en a pas de plus belle que la conquête du sol pour Dieu et la Patrie. J.-M. FONTAINE, agronome.

RETENU

pendant la huitième partie que|

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L'Association Coopérative

N'oublions pas que nous som- |

semememenennnemen Sn hitenres

Avec les hommages de la paroisse

SAINT-PAUL,

SR ee NU oO tin de te pee

septem bre, 194%

. Hommages de

* ANDRE-M. DECHENE, LL. B. AVOCAT —— NOTAIRE Duncan, Johnson, Miskew, Déchène et Bishop Tél, 21151 201 - 14 Bank of Nova Scotia Bldg, | EDMONTON, Alta.

nt en DR em LES sb

CANAD'IENS'

L'ABSTINENCE EST PAIN DE SURVIVANCE

générale de Girouxville, _ Alberta

a atteint, en 1947, le chiffre de vente de $87,407.38. La caisse populaire, de son côté, a prêté $16,555.00 aux paroissiens durant la même année.

Vous avez Ia preuve, frères du Québec, que si le blé, le trèfle et la luzerne viennent en abondanée sur le sol de la Rivière-la-Paix, la coopération y fleurit aussi.

&

BIENVENUE A CEUX QUI VEULENT ETABLIR LEURS FILS CHEZ NOUS!

Les Coopératives de Girouxville

CS

PPT ed Die Leeds nulle les vero ir à " RE RE AR AN PAT AR ACER AO ARC PRE PE NB RE ANNE EN ENT DEEE CSC PRE ER CARE CEE OCR CE

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CS EE ET RE SENS TES

LA PAROISSE

jme de notre survivance catholique et nationale

-e. Mgr Routhier, OM. or roissiens de Donnelly aient le 25e anniversaire ur paroisse, Mat 1948. Bessons donc l'éloge des

mes illustres tt des pères de re race” (Ecclésiastique, XL

1). : hers frères, ; D raviver la foi des Juifs usés parmi les Gentils, l'au- le l'Écclésiastique crut bon! teur rappeler les hauts faits; kurs ancêtres et les merveil- du Seigneur à leur endroit. M exemples de leurs ancêtres, venir de l'aide constante eur avait accordée Jého- L conservèrent leur foi en. ietlour fidélité à leur .

M vie est un don de Dieu, et Éjenitude des années est une Mrestation de sa surabondan- Miséricorde. C'est particulié- Rent vrai de nos paroisses Ca- biques dont l'existence n'a tre raison d’être que la glo- ion de Dieu. la sanctifica- M ocile salut des âmes, et qui, ce faisant. contribuent plus Ljout autre organisme social Ébonheur terrestre de l’hom-

LEgiise, pour qui en étudic Loire de près, cest une mer- Buse création de la miséri- e divine, Si dans sa compo- Mn humaine. cile se ressent D inblesses et des fautes des bmes, et si à certaines pério- Mis nuages en éclipsent l’é- Bon ne peut s'empêcher de tir ce courant d'action di- qui la préserve, la dévelop- [lui permet de poursuivre wers les siècles son oeuvre Manctification sur une multi- L d'âmes qu'elle conduit au 4 Ri: paroisse chez nous

Biistoire religieuse et natio- de notre peuple français en Brique, comme celle du peu- Bjuif que je rappelais, est ri- Mn exploits merveilleux ct Montre abondamment l’assis- M d'une généreuse Providen- notre égard. Sans que nous Mons les promesses d’indéfec- Aile, notre histoire peut tout ième à certaines heures ra- Rr notre courage à la pen- Moue les dons de Dieu sont B repentance, et qu'il saura Étendre la main aussi long- ds que nous lui conserverons L fidélité religieuse. M quand je pense à cette fidé- lreligieuse des nôtres, gage randeur pour toutes les na- D ct tous les peuples, mon re- D se tourne à cette organisa- Maui plus que toute autre cau- M contribué à nous conserver

Un point

ORESSEZ-VOUS

L'IHPRI

IÉRIE PC

LIMITEE

{

catholiques et français: Ja pa- roisse, avec tout ce qui lui cest annexé: couvent, école parois- siale, cercles d'études, associa- tions pieuses, formant un noyau social d’une force puissante aus- si longtemps que la vie y est intense.

La paroisse est une gardienne: gardienne de notre foi, gardien. ne de tant d'autres choses aux- quelles nous tenons, Nos compa- triotes des Etats-Unis. de l'Aca- die et de tout l'Ouest canadien l’attestent avec éclat. Dans leur ensemble, ils survivent ou non selon qu'ils tiennent ou non à la vie groupée, ainsi que l'ont fail

S. Exc. Mgr ROUTHIER, O.M.I.

les anciens à Québec après 1760, alors que les vainqueurs étaient décidés de nous posséder corps et âme. Une seule institution nous restait: la paroisse. Elle sauva tout. Aussi longtemps que nous aurons des paroisses vigou- reuses, unies sous la houlette de curés vigilants et actifs, compre- nant à fond l'esprit de nos gens et sympathiques à leurs besoins, nous n'avons rien à craindre. Le jour les forces s’effritent dans la désunion, la voix du pas- teur ne pénètre plus jusqu’au coeur de son troupeau, c'est le désert qui s'annonce dans une terre qui aurait pu être fertile en vertus religieuses, productive de biens naturels et surnaturels.

La solidité, l'accroissement et la multiplication par la parois- se sont normalement la mesure ct | la condition de notre salut pour le ciel et sur la terre, devant

Dieu et devant l'histoire. Mgr

impoitant |

Une maison d'affaires, un homme de profession, une association s'annoncent par la qualilé des impri- més qu'ils emploient. Pour avoir des imprimés de qualité, ayez recours aux services d’un imprimeur d'expérience.

EDITRICE DU JOURNAL “LE DEVOIR”

M0 EST, RUE NOTRE-DAME

O N T RE A

RAYMOND DUPUIS. président. A:J. DUGAL, v.-p. et qér. qën.

DEP ETES EEE LES

L BE 3361*

Landricux, évêque de Dijon en

rance, nous rapptlle dans une Pastorale de 1922, que Benoît XV avait dit avoir toujours eu cette préoccupation de la pa- roisse et dans une lettre de 1917 Jui écrivait: “Cette question de la paroisse est de première im- Poriunce, Après tant et de si la- mentables bouleversements, il n'y a qu'une voix de prospérité pour l’Église de France, c’est de revenir au point d'où l’on est parti, pour rendre aux paroisses leur constitution normale, leur force première et leur organisa- tion d'autrefois”.

Lorsque Mgr Landrieux visi- tait le Canada en 1921 avec la Mission Fayolle, il constata l'existence de cette paroisse mo- dèle sur les”rives du Saint-Lau- rent el pul écrire à ses fidèles: ‘La communauté paroissiale, là- bas, ce n’est pas un mot, une ma- niére de dire, c'est une réalité de premier plan qui englobe tout: c'est l’armatüre de la société ca- nadienne, surtout dans les cam- pagnes, elle lui donne son nom: on ne dit pas la commune, on dit la paroisse, parce que c'est la paroïsse qui a fait le village, qui donne sa cohésion à la commu- ne et qui en est l’âme, Sans elle,

rien ne réussit; avec elle tout marche.”

Esprit de la paroisse

Oui, avec la paroisse tout marche... à la condition qu'il y existe un véritable esprit parois- sial, esprit d’une communauté, consislant, non en une série de personnes baptisées, indifféren- tes les unes aux autres, mais rat- tachées par une commune chari- agissante, sous la houlette d'un pasteur dont la voix est écoutée comme celle de Dieu, réalisant ainsi les paroles de l'E- criturc: “Plusieurs membres en un seul corps, dans le Christ, nous sommes membres chacun les uns des autres” (Rom. XII, 5). “Celui qui vous écoute, m'’é- coute; celui qui vous méprise, me méprise”, C'est ce commun amour, écoutant la voix du Pas- teur qui répète l’infaillible en- scignement de l'Eglise dont il n'est que le serviteur, qui cons- titue le caractère d’une parois- se. Ne sont pas de vrais parois- siens, ceux qui ne collaborent pas à son oeuvre, même s'ils cherchent à se sanctifier indivi- duellement. Le bien commun doit primer le bien individuel, et si individuellement nous devions souffrir et même nous amoindrir pour servir le progrès de la col- lectivité, il n’est point douteux qu'il faudrait s'imposer ces pri- vations et ces souffrances. Loin donc de l'esprit du paroissien que les mesquines excuses qui voudraient soustraire l'individu à ce qui importe au bien com- mun: nous Savons trop dans Ja sphère purement temporelle à quel lamentable désarroi nous a conduits l’individualisme écono- mique et gouvernemental, et si la guerre avait produit la con- viction du besoin de collabora- tion, elle n’aurait pas été entiè- rement inutile. Un sentimenta- lisme maladif et étroit a impré- gné la société, désorienté les es- prits et la volonté du commun effort qui aurait produit une mesure de bien-être social et mé- me financier autrement plus abondant, Rien plus que la con- servation ou la création de l’es- prit paroissial ne disposera les esprits et les coeurs à cet ordre nouveau qui Se prêche et s’impo- se si la société nationale et même humaine ne doit s’écrouler.

L'église paroissiale est la mai- son de Dieu pour les enfants de Dieu. Enfants de Dieu, régénérés par le saint baptême, frères de Jésus-Christ par la nature divi- ne qu'est la grâce sanctifiante, nous le restons par la réception des sacrements qui donnent ou accroissent cette grâce sancti- fiante. Nous devenons sembla- bles au Christ par ses sacre-

ments et par son sacrifice auquel notre vie et nos sentiments doi- vent participer. Pas de vie chré- tienne, pas de vrais paroissiens sans les sacrements et sans cette union vitale et active au sacrifi- ce de la messe.

Son Excellence Mgr U. LANGLOIS, O.MI., vicaire apostolique de Grouard.

L'Action catholique dans la paroisse

Mais encore une fois, la parois- se n'est pas une agglomération de personnes même baptisces, sans liens les uns avec les autres. Nous sommes les

mort ou seulement malade, les autres n’en souffriront-ils pas? Ne s’ingénicront-ils pas à le ra- nimer si possible”

D'où le besoin de communi- quer cette vice divine dont nous avons été abreuvés, d’en intensi- fier les effets ensemble, et qu'est- ce ceci, sinon ce qui a élé tant préché, tellement proposé par les derniers papes: L’Action ca- tholique? Tout comme je ne sau- rais concevoir, de nos jours sur- tout, et dans les milieux cexpo- sés, un curé qui ne ferait pas d'action catholique, étant donné l'extrême insistance des Souve- rains Pontifes, je ne saurais comprendre qu'une paroisse fût vivante ou une école chrétienne, sans l'effort groupé de faire con- naître le Christ dans son milfeu, de le faire aimer par ceux qui en ont acquis la connaissance. C'est bien ce que disait Pie XI alors qu’il exposait l’élémentai- re principe que la vie se mani- feste par l’action, et la vie ca- tholique par l'Action catholique. I n’y a plus de vie quand on a cessé d’agir, ou du moins c'est une mort apparente qui ne tar- dera à devenir réelle.

Et cette action sur ses sembla- bles ne prend-elle pas son origi- ne dans cette cellule qu'est la famille un père et une mère, vivant en état de grâce autre- ment ils sont spirituellement morts —— engendrent moins des corps à la vie que des âmes au ciel, prenant sur eux-mêmes Îles prémices des responsabilités d’u- ne éducation chrétienne, sans re- jeter sur les écoles la charge totale de cette éducation, Grand besoin donc de familles profon- dément chrétiennes, de pères et de mères dont l’ambition est cé- leste plus que terrestre, si nous voulons que les jeunes grandis- sent fortement convaincus et énergiquement volontaires. Si toutes les familles avaient assez d'intelligence pour le compren- dre, elles s’épargneraient des larmes et des regrets amers.

Vocations sacerdotales et religieuses

Mais on ne saurait concevoir d'une paroisse vraiment vivante, sans la préoccupation, de trou- ver au pasteur qui Ja dirige, d’autres successeurs et d’autres prêtres. On ne concevrait pas sa ferveur sans penser que les re- ligieuses qui ont formé l’enfan- ce et sont les priañtes par excel- lence de l'Eglise, trouvent d’au- tres coeurs généreux qui se COn- sacrent au service des âmes, aux oeuvres d’apostolat, à l’union ex- clusive à Jésus-Christ en vie re- ligieuse. Preuve de vitalité dé- bordante que ces nombreuses ct généreuses vocations, jeunes gens et jeunes filles, à l’âge le monde leur sourit et les attire, savent y renoncer’ pour un époux divin, crucifié sur une croix.

La paroisse de Donnelily

Mes bien chers paroïissiens de Donnellv, j'ai voulu vous présen- ter le modèle de la paroisse. Il me semble répondre à la réalité

a

>s membres les uns des autres, Si un membre

Les Rocheuses canadiennes offrent aux peintres une var de renom et des amateurs passent plusieurs jours à peindre

chez vous, si l’on veut pour le moment jeler le voile sur les iné- vitables faiblesses humaines. Le

quart de siéele de vie paroissia- |

le de votre paroisse du Sacré- Coeur en a stabilisé les grandes lignes. En célébrant aujourd’hui ce jubilé d'argent, nous voulons nous pencher un instant sur un berceau, et voir se développer cette enfant dans les cours des années, Sans doute les pionniers des toutes prenfières années pourraient-ils évoquer plus élo- quemment Îies souvenirs dont si

peu ont été écrits, et nous rap-;

peler larrivée des colons par lacs et forêts ot marais, le défri- chement des terres vicrges, la construction des habitations en Jogs, l'isolement ct l'ennui, l'é- loignement du chemin de fer, la rareté de l'argent, l'abondance des maringouins, On conçoit que maintes fois ils ont avoir le cocur serré et les larmes ont coulé, Peut-être certains parmi vous les anciens avez-vous eu le

désir de retourner vers le pays:

des ancêtres. Et cependant vous avez tenu grâce à un courage in- domptable, et c'est votre gloire. Jamaïs On ne pourra assez glori- fier ces pionniers qui ont ouvert le pays à la colonisation et à la civilisation chrétienne. L'Eglise et la Patrie les saluent avec res- pect, et tous nous les remercions d’avoir eu le courage de persé- vérer. Leur travail et leurs pei- nes n’ont pas été en vain. Après avoir semé dans les larmes, ils ont récolté dans la joie. Leurs fils et leurs filles se lèvent au- jourd’hui pour les honorer et leur promettre de marcher sur leurs traces et poursuivre leur oeuvre.

On voudrait nommer toutes ces familles pionnières, ces pè- res et mères courageux et persé- vérants, dont la postérité s’est multipliée en témoignage de leur vigueur et dont les enfants seront dignes de leurs parents. On voudrait revoir au milieu de nous ceux que la mort a fauchés et fait entrer dans la vraie vie d’où ils jettent sur nous un re- gard. On aimerait voir repasser sur un écran la physionomie des prêtres qui vous ont conduits, les nombreuses religieuses qui se sont dépensées depuis vingt ans à l'éducation de votre jeunesse avec une intelligence et une géné- rosité peu ordinaires, Tous ont passé en faisant le bien, et en fortifiant la Patrie par le fruit de leurs labeurs. Saluons-les avec respect et reconnaissance. D’ail- leurs les deux prêtres sortis des rangs de votre généreuse jeunes- se, et la dizaine de vos jeunes filles religieuses ont été le té- moignage de votre appréciation. Ceux-ci et celles-ci ne sont d’ail- leurs que les prémices d’un nom- bre. beaucoup plus grand de ceux qui comprendront la meil- leure part et le don total au ser- vice divin. Puissiez-vous tous leur accorder votre encourage- ment et votre assentiment.

Vous avez compris que l’oeu- vre d'éducation primait toute au- tre oeuvre. Vous avez payé géné- reusement pour y voir: le pré- sent et l’avenir confirment et confirmeront la sagesse de votre décision. Votre pensionnat a por- ses fruits, même si votre égli- se a rester humble. L'avenir vous donnera un temple digne de vos ambitions, pendant que la présente église rafraichie et ensoleillée, continuera d’être le centre de volre vie de travail et de prière.

les

Es et plus résistantes que |

La situation religieuse

des nôtres

en Alberta

Partout ils sont groupés en paroisses, les nôtres

conservent bien vivan

te leur foi catholique

bec. la } [ deur plus lumineuse et que l'es- prit français y a des racinés plus

dans les provinces en majorité anglo-protestante. :

A cause de ce rayonnement particulier du catholicisme dans le Québec, on y rencontre une harmonie plus grande et plus cordiale entre les citoyens de di- verses origines raciales et un souci de justice dans le domaine religieux et scolaire qui ne se

manifestent pas au même degré en dehors du Québec.

N'était-ce pas d'ailleurs Ja constatalion de tout l'Episcopat leanadien dans sa déclaration

mémorable de janvier 1945: “Nous tenons à proclamer bien haut que la législation scolaire | de la plupart des provinces Nous semble appeler de profonds re- ldressements, à l'endroit de l'élé- ment catholique et de lPélément français, si l’on veut qu'elle re- flète vraiment l'esprit d'entente cordiale qui a présidé à l'esprit de la constitution canadienne. Aussi longtemps, en cffet, durcront les inégalités flagrantes qui subsistent, sur ce terrain, en- tre le traitement qu'accorde la province de Québec à ses mino- rités religieuses ét cthniques, d'une part, et celui que leur im- posent les autres provinces, d'au- tre part, il Nous parait vain de parler d'égalité d'avantages et d'égalité de sacrifices, vain aus- si d'espérer voir régner chez nous celte confiance mutuelle indispensable à la paix et à la prospérité publiques”.

Le dernier recensement géné- ral du pays donnait à l'Alberta une population totale de 796,169 dont 191,343 catholiques (24%). Les catholiques sont répartis en groupes de diverses origines Tra- ciales: les Ukrainiens sont 39,- 369 (20,5%), ceux d'origine française, 34,764 (182%), Bri- tanniques, 33,069 (16.85), Îles Polonais, 20,103 (10%), les Alle- mands, 14,062 (7.3%), Iles In- diens, 8,823 (4.5%), et toutes les autres races au nombre de 41,196 (21.5%). Ce kaléidoscope catho- lique et national vous fera soup- çconner la complexité des pro- blèmes de Tl'apostolat tant au point de vue langue que tempé- rament, pour la conservation de cette pierre inappréciable qu'est la foi de nos populations catholi- ques: besoin d'un clergé poly- glotte et soucieux du salut de toutes les âmes, quelles que soient leur langue et la couleur de leur peau; besoin d'écoles

dont l'atmosphère chrétienne maintiendra et fortifiera la foi,

sans arracher les racines fami- liales et toutes ces attaches qui tiennent au sentiment et aux tra- ditions ancestrales, tout en adap- tant l'enfant au climat nouveau dans lequel il devra vivre. Bien d'autres problèmes divers et multiples se présentent pour so- lution dans chaque paroisse.

Présentement, je ne veux par- ler que de nos compatriotes. En 1941, ils étaient 34,764 catholi-

ques sur une population d’origi-

ne française de 42,979, soit unc proportion de 81% catholiques.

Tout en admettant que certains

Français venus en Alberta

étaient Huguenots ou apparte-

naient à d’autres sectes protes- tantes, ceux-ci ont été peu nom- breux, et probablement que la presque totalité des 8,215 non- catholiques d’origine française ont perdu leur foi à cause des mariages mixtes, du manque de prêtres et d'écoles catholiques,

et ont subi l'influence des mi-

lieux protestants assimilateurs.

Dans les trois comtés électo- raux, 13, 14 et 15 les nôtres sont groupés en paroisses avec des prêtres de leur langue, des écoles avec leurs religieuses, et se sont constitués en villages de caractère français, ils sont res- tés catholiques dans la propor- tion de 95%, alors que dans les autres comtés ils n'ont pu se grouper ni avoir leurs paroisses, ils ne sont plus que 62% catho- liques. Des Canadiens français qui viendront en Alberta s’'éta- blir au milieu de nos groupe- ments français ne sont pas plus exposés d'y perdre la foi que dans Québec, mais nous ne di- rions pas de même de ceux qui *

UN ENDROIT IDEAL POUR LES PEINTRES

que |

variété de décors et tous les ans des artistes

beautés naturelles du Canada. (Photo Pacifique Canadien)

iront s'enliser dans les centres à majorité anglais,

Le dicton que “la langue est gardienne de ja foi”. en parlant du français au Canada, est vrai, non dans le sens que le français a une vertu surnaturelle intrinsè- que, mais pour autant qu'il est| le véhicule de pensées et de con- victions habituellement chrétien- nes et Je lien qui tient unis des catholiques: dans leurs rélations sociales ct intellectuelles.

C'est bien alors que la conser- vation de notre langue me sem- ble un devoir non seulement de patriotisme, vertu tout de même réelle et qui s'apparente à la justice, mais d’apostolat chrétien pour nous. Beaucoup des nôtres ont été perdus à la foi parce qu'ils ne l'ont pas assez compris, Ce n’est pas d’ailleurs notre apa- nage exclusif: il est vrai de tous les peuples fonciérement catholi- jques qui se distinguent par une Jangue à eux.

n autre regard sur le recen- sement de 1941 nous fait savoir qu’il y a à parler français en Al- berta 29,944 Canadiens français, 5,196 Belges et d'autres nationa- lités de l'Europe continentale et 5,126 Britanniques, soit en tout 40,262. 11 v a 69.6 de nos Cana- diens français à parler français en Alberta.

Tout comme je suis persuadé que nos catholiques ne le reste- ront fermement que si on les for- me à un apostolat conquérant, ainsi nous ne garderons notre langue que par la lutte contre les obstacles et que nous aurons à coeur d'étendre notre patrimoi- ne et de garder vives les vertus chrétiennes de nos ancêtres, et cette formakion de l'âme des enfants se fera dans nos inslitu- tions d'éducation,

Nous avons dans la provinec!

Je collège Saint-Jean d'Edmon- ton. en attendant d'avoir notre collège classico-agricole de Fal- her. Il ÿ a des pensionnats fran- çais sous la direction des SS. de l’Assomption à Edmonton, St- Paul et Bonnyville; sous la direc- tion des Filles de Jésus, à Morin- ville et au Lac Ja Biche; chez les Soeurs Grises de Legal; chez les Soeurs de Sainte-Croix à Donnel- 1x, Falher, Girouxville et ‘Tan- gente. D'autres institutions reli- gieuses enseignent du français. De plus, des centaines de reli- gieuses canadiennes-françaises et françaises enseignent dans les écoles urbaines et rurales. L’irré- parable malheur est que le pro- gramme du département d'Edu- cation est anglicisateur, même s'il nous accorde parcimonieuse- ment une heure de français par jour et une demi-heure de caté- chisme en français. Nous avons beau, et surtout nos bonnes mai- tresses, nous évertuer à stimuler le patriotisme: plusieurs suc4 combent, Il-ne fait pas de doute qu’il nous faudra obtenir davan- tage pour la conservation et sur- tout l'épanouissement français des nôtres.

Il nous faudra pouvoir comp-

ter sur une immigration francai- se de Québec pour fortifier ef étendre nos groupes et former de nouvelles paroisses, Nous avons: une association française que di- rigent des hommes pondérés, te- naces et généreux, à qui nous de- vons la solidarité qui se mani- feste chez les nôtres, et les lentes conquêtes scolaires et sociales.

Nous comptons beaucoup sur la radio française pour laquelle nous faisons des instances de- puis quinze ans et que nous de- vons à Pappui unanime et mu- gnanime de Québec. La voix française des airs accroitra la fierté, fournira les mots d'ordre et démontrera concrètement les beautés de notre culture.

Son Exc. Mgr ROUTHIER,

O.M.I., coadjuteur de Grouard.

4

Nombreux propriétaires de fermes

D'après le dernier recense- ment décennal (1941), il y a'au Canada 732,715 fermes, dont 75.1 p. 100 sont exploitées par le pro- priétaire, et 11.6 p. 100 sont ex- ploitées par un propriétaire qui Joue des narcglles de terrain sup- plémentaires. Seulement 12.7 p. 100 des fermes au Canada sont exploitées par des locataires.

Lea politique touchant les ter- res, y compris l'allocation des homesteads aux colons de l'Ou- est du Canada, a encouragé l'ac-

:quisition des terres à titre de

propriétaire, Depuis quelques an- nées, il y a une tendance mar- quée à l'exploitation des fermes à bail dans l'Ouest du Canada. Il y a moins de fermes exoloitécs par Je propriétaire dans les pro- vinces des Prairies que dans les autres provinces

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Photo du haut: l'église el le presbytère de Falher,

Au milieu. à gauche: les St-Arnaud, originaires des Trois-Rinières. sont devenus de gros apieulicurs de Girouxoilles à droile M. Charles Dupuis, arrivé à Falher en 191% aver $S10 duns su poche, possède aujourd'hui terres el maisons Cvaluées à $83.000.

En bas: la muisan siluée sur une belle ferme. de Al.

Lachance. originaire de Sainte-Justine de Dorchester.

ce _esl MHe Lachance

un cullivateur de Guy.

plus jeunes frères.

Le presbytére el l'église acluelle de Girouroille. progrés constants de celle belle paroisse ranadienne-francaise. on a du songer à une éalise plus vasle et plus moderne dont la commencée.

construction

di H TT

M. Vilandré, des Chemins de nationaux; M. Be- noil Roy, du Pro-

fer in

est

lient

À cause des

lFortunal M. Lachan-

ses deux

Point n’est besoin de séjour- ner longtemps dans J'Ouest ca- nadien pour se rendre comple

milles parties du Lac Saint-Jean

blé du Canada, nous avons élé à mème de juger, trop hâtivement hélas, de la valeur de ces im- menses prairies,

Nous élions donc chargé, com- me nous venons de le dire, d’ac- compagner un groupe de famil- les originaires du Lac Saint- Jean, en lout cinq familles

nes. Ccs familles avaient laissé derrière elles parents et anus pour s'engager dans elle gran- de aventure, Elles étaient encore sous l'emprise de lémolion qu’elles avaient ressentie dans a rupture des liens avec les lieux ! qui les avaient vues naitre.

| un ——— +

Temps des

C'est le printemps en Alberta: On est rendu au grand branle-bas : On voit les habitants qui

| commencent Un peu partout les semences.

Au travail, les machines

! s'adonneni; Comme des chattes, elles

| ronronnent. Les habitants sèment le grain, Espérance du lendemain.

Les semences ont leurs lecons: Elles nous parlent à leur facon : “Semez, disent-elles, dans Îa

| i jeunesse, ‘Pour récolter dans la vieillesse.”

Elles répêtent à tout venant : ‘Si vous semez partout du vent, ‘Vous récolterez la tempête.” (Malheur aux gens qui font les

T bètes.)

On ne peut pas s'en échapper : ‘“‘On récolte ce qu'on a semé”. C'est un autre proverbe antique,

Qui est clair comme du jue de

! ehique.

2

| | Î | { | | |

| Si vous semez des fourragères, 'RSCAUAE ASUS des tourquères ? | Si vous semez des capucines,

1 Récolterez-vous des ‘‘binnes” ?

| Les semences nous rappellent encorc Un mot qui vaut son pesant d’or :

La terme de M. Donat Gagnon, à

pour s'établir dans le grenicr du;

comptant quarante-deux person

La première élape du vorage ne leur parut pas trop longue. Rendues à Montréal, elles purent facilement s'occuper soit à la vi- site de magasins importants, soil à l'achat de bagages et de pro- : visions indispensables, Une fois iuontées à bord du convoi, occu- ‘pées qu'elles furent de disposer leurs effets el de mettre au fit les enfants. elles ne mirent que peu ; de temps à oublier les périnéties ide la première élape déjà par- { |

courue, celle qui les avait con duites du fac St-Jean à Monl- réal. La étape qu'elles envisa- geaient maintenant leur en sem- blait pas moins d’une longueur interminable. Quatre nuits et trois jours pour des gens peu ha- bitués au vovage, n’est pas une entreprise ordinaire, Cependant. la faligue du chemin parcourt ajoutée à lénervement des seur- ses faites dans la métropole Îles

enfants dormaient paisiblerment dans le convoi qui les menail vers l'Ouest.

Les habitants sont matineux, ceux-là surtout, et c'est le cas de la majorité, qui comptent de nombeux enfants. Ainsi aux pre-

mes s’empressèrent d'allumer le feu dans le potle du wagon. De leur côté les mamans se mirent

Ce ne fut pas long que tous fur rent à table et dégustèrent un appétissant repas. À Jes voir fai- re, Jon aurait pu supposer qu'el- les avaient voyagé ainsi pour des jours consécutifs tellement tout se passait dans l'ordre.

Durant: la première journée l'on traversa une région passa- blement accidentée aux bois as- sez touffus, aux lacs abondants. Ici et la l'on pouvait voir une cabane rudimentaire probable. ment édifiée par quelqu'un qui tenta un jour de se tailler un do- maine dans une région aride, im- propre à l'agriculture. Le lende- main l'on franchit le seuil des Plaines de FOuest. Vers midi l'on atteignit Winnipeg l’on s’ar- rêta une heure environ, juste le temps de se rendre à quelques magasins pour aller refaire les réserves de provisions. De Win- : nipeg à Edmonton, une distance

Guy.

naire de

‘en frais de préparer le déjeuner.

LA SURVIVANCE Au royaume de la

| | |

i |

La blanche série des graineries esl un signe évident de la fertilité du sol et du travail inlelligent de son propriélairé.

visite de la ville et encore une |

: : : sur le quai de la gare nombre de miers ravons du jour, les hom-

décor trois nuits et deux jours sont vite passés. L'on atteint Ed-| monlon ville trés moderne, aux! rues spacieuses règne une ac-| tivité fébrile, Es

* L'on découple ici le wagon! spécial qui doit conduire nos fa-i miiles jusqu’à teur destinalion. | Jl prendra la route du nord alors! que le convoi se dirige vers Van- couver, Mais vu que le raccorde. ment avec le train du nord ne “el fera que dans l'après-midi. le! wWaguu spécial est placé sur une; voie d’évitement, Les voyageurs profitent des heures qu’ils ont à! leur, disposition pour faire une

fois pour s'acheter les provisions | dont ils auront besoin avant d’al- teindre leur destination, Les en- fants ne manquent pas l'occasion ; de se délasser un peu. Enfin, vers les 6h. 30 de l'après-midi l'on se remet en route pour Mc- JLennan l’on arrivera Je len-

Les familles sont toutes de très belle humeur; aucune d'eiles ne se plaint de la fatigue du tra- jet. Ce qui les réconforte davan- lage, c'est qu'elles rencontrent

parents ei d'amis accourus des paroisses environnantes pour leur souhaiter la bienvenue,

Les liens d'amitié qui se nou. vent alors se substituëérent effica- cement à ceux que l’on avait bri- sés au départ, L'on entrait dans une nouvelle famille déjà plu- sieurs figures étaient familières. | Peu de temps se passa que les fa- milles étaient déja hébergées ici

On

Les revenus de la ferme

Le revenu lotal de Ia vente des produits de la ferme au Ca- nada en 1947, est evalué à $2.- 062,195,000, d'après les derniers rapports du Bureau de Ja slalis- tique. C’est un record. C'est en 1932 que le chiffre fut le plus bas soit $2383.700,000. Le chiffre le plus élevé pendant Ja guerre fut de deux milliards en 1944.

Le total de $2,202 millions en 1947, donne ‘une moyenne de 82,730 par ferme, basée sur le re- censement de 1941. Sur la même base, le revenu par ferrae, dans

mn

n

Le jeune Laurent Bouchard. origi-

Saint-Bruno,

Jean, sur la terre d'un ami qu'il est allé visiter, M. Georges Carlier. dutrejois de Drummondville. Arri- depuis quelques années seule- ment & Falher, M. Carlier y possède É maintenant

} | Lac-Saint- | | l

une (rés belle terre, !

|

Jeur arrivée elles étaient défini-

leur paroisse d’origine, leurs pa- rents et leurs amis pour aller s'é- tablir aussi loin? Ne se trouvait- il pas dans leurs paroisses, ou aux environs, des terres disponi- bles établir leurs fils? Dans certaines paroisses il cut été pos- sible d'établir l’ainé des garcons, mais ecla au détriment des au- tres. Pour favoriser chacun des fils d’une terre, et comme elles: n’entendaient pas voir leurs en-! fants quitter la campagne pour la ville, ces familles en vinrent à la conclusion qu'il valait mieux re- commencer à neuf dans une ré- gion nouvelle elles pourraient établir chactin de leurs fils au- tour d'elles, |

l

Naturellement elles ne s'enga-

lgérent pas dans cette migration

sans s'être enquises au préalable des possibilités réelles de Ja Val- lée de la Ritiére-la-Paix, Ouire d'en avoir entendu parler, la plu-

semences en plongèrent bientôt dans un pro- à | à part furent renseignées par un fond sommeil, Le train n'avait] demain matin vers les cinq hett-| Larent ou un ami qui s'y était

parcouru qu'une faible distance |res. lui-même rendu. Les renseigne-

erta lorsque tous, hommes, femmes et Nouveau lens d'amitié ments ainsi obtenus démon-

traient clairement que l'on pou- vait là-bas s'acheter des terres de 160 acres pour une somme de $1,500 et $2,500 selon l'étendue en culture, le paiement de cette terre pouvant s'effectuer dans des conditions très avantagruses.

Une belle région de colonisation

Mais que penser de cetic ré- gion de colonisation? La région de la Rivière-la-Paix peut dans une certaine mesure se comparer à l’Abitibi québécois. C’est un pays neuf, rempli de promesses tout ou à peu près reste à fai- re. 11 y a là-bas place non seulc- ment pour un grand nombre de cultivateurs mais aussi pour des professionnels tels: médecins, dentistes, avocats, notaires, nom- mes de commerce, etc. L'on y rencontre des paroisses agricoles en bonne voie de prospérité. ‘est le cas de Donnelly, Falher, Girouxville. La population de ces? paroisses est en grande majorité canadienne-française, de sort que partout les affaires se tira sigent en français. Le prix de terres y varie de $2,500 à $10,00 selon la superficie en culture la proximité des villages. De noue veaux centres sont en formation Guy, Jean-Côté, Nampa, n’atten- dent que des familles pour se so-

peut passer du stage de colon à: celui de cultivateur en l’espace. d’un an. À ce point de vue, étant: donné l'efficacité de la mécanisa- : tion, il est avantageux de s’y éta-| blir. Nous avons vu, par exemple, ouvrir 50 acres de terre en trois | jours. Et nous entendons par ou:

verture de cette terre le cassage

et le tassage, ce qui rend Je ter-

rain prêt pour la charrue. On ne

peut guère imaginer l’énorme tra-: vail que peuvent accomplir en

ces vieux brûlés Jes puissants

tracteurs utilisés là-bas. Arbres,

souches, broussailles, tout se tas- | se aisément. Celui donc qui arrive

au printemps ou même au cours

de lannée, peut se faire prépa-

ver, à un prix irès ENS une étendue de terre considéra-

ble pour la saison suivante. Ainsi, | les travaux de cassage, de tassage | et de labour, dont le coût varie selon la nature du terrain ne dé- passe guére la somme de Si3 Pacre. Quant aux récoltes elles sont généralement assez payan- tes. de sorte que le revenu des ré- coltes sur une partie de la terre permetira trés souvent de rem- bourser dès la première année le coût d'achat et.les travaux mica- nisèés. Durant les mois d’hiver, le chef de famille et.les garçons qui sont à même de travailler n'ont aucune difficulté à se trouver de l'emploi. En Alberta comme aïl- leurs il x a pénurie de main-: d'oeuvre. S'il n'aime pas laisser son lot, et pourvu qu'il y ail suri ceiui-ci du bois de chauffage. il pourra x trouver une source rai. : sounable de revenus, car le bois de chauffage est en grande de- | mande et se vend à des prix fort

intéressants. :

À É É j i i | i i ï i ' i i 0 ; ! | ! ! i i

N'abandonnons pas les nôtres

La Vallée de la Rivière-la-Paix : est une des plus riches régions de colonisation au pays, Les pa- roisses françaises qui y sont ou- verles sont irop peu considéra-: bles, trop peu nombreuses aussi. ; H y aurait place là-bas pour «les, miiliers de familles. Et puisque! les nôtres s’r sont les premiers |

|

aventurés, qu'ils en ont pour ain-

et chez des parents et des amis. À peine une semaine aprés

be

HN RES

| des possibilités agricoles de ses | Et 5 > :livement installées chez elles. Ment de celie région dont on à | Rivière-la-Paix 550" 2 mins ce ment de celte région dont on 4; | aix comptait ce matin-là q si souvent entendu parler depuis: i grosses familles de plus, ce qui quelques années: Ja Vallée la. . | H'est pas peu dire. Riviére-la-Paix. Au cours d'un ë : , | , voyage qu'il nous fut donné: . Avec des familles du Lac-Saint-Jean | Les raisons d'un départ d'entreprendre, alors que nous. | | : à un ia Mais, demandera-l-on., pour- accompagnions un groupe de fa-: Le voyage tances considérables. Dans un tel! Quoi ces familles ont-elles quitté . Re rue

Coupage à la lieuse.

“Vous récoltere les fleurs, ‘de neuf cenis milles environ,|chaque province, serait le sui- | dE 1 Ce que vous sde les pleurs”. l'on fut à même de voir. de cha- !vant: RE Fe pos Fe da da Revenu Mo. par | ançais, Les terres se ven} ci Semez done à pleines mains: . champs de blé, d'avoine et d'or-; ota erme rançals. Les ICTres $e : Mais ne eue du bon grain, : ue à perle de vue, de spacieuses | L PE. .$ 18,978,000 51500 dent, bien cts à meilleur C'est la recette pour faire du gain. : remises de blé qui regorgent tou-|N.-Ecosse 33,098,000 1030 |Compte vi qu elles ne se nas Que vous conseille Jos Sylvain. {jours après les récoltes. Les|N.-Bruns. 38,273,000 1200 |AUSSI améliorées à que l'étendue, champs sont dorés et rien ne|Quéhec .. 265,821,000 1890 |°7 culture est plutôt restreinte.’ Et en guise de conclusion, ! semble reposer l'intelligence au-! Ontario . 546,290,000 2000 n'y a Le aubaines pour des J'ajoute un mot à ma facon : ‘tant que la vue de ces tiges de Manitoba 185,899.000 3200 | ÆTOSSES familles qui veulent gar- : Quand vous semez, cultivateurs, : grains oe au des bri-|Sask. . , 444942000 3200 |der leurs enfants à Ja terre. C'est un peu pour les goffeurs. ses qui déferlent sur les prairies. | Alberta .. 347,212,000 3480 a. + ette É L'on franchit ainsi, sans qu'elles) C.-C. . . 92,679,000 3120 ET passe dd Labour à la mission Sainl-Augisinn. Le COFFEUR. ! paraissent trop longues, des dis-' Canada . 2,002,195,000 2730 | capital, soit de $3,000 à 85.000, Le

Service de la Colonisation

putteusCR 2 du C.NR.

à ‘$35.000. La photo représente trois mois: ONHOUSCS- trois puissants tracteurs.

$ À | grés du Sagur- li dir e eee rs pt ee : | : a Famille S.-P. , si dire pris possession, il serait ; | h 7. nax, el le Père Es P BORCRERAATE | dans l'ordre que l’on n'aille pas! Photo du haut: de nouveaux arrivés de Québec prerrent US Parent. O0. M, 1 . = re a ‘les abandoner. D’ailleurs les Ca. | pour la charrue, : : pe Jean. . apoinie e nadiens francais $ Ê Î ie . D : de la Riviére-la- x su Fa, ñ me Real Sont, partout! 45 milieu : A. el Mine Alexis Bouchard, M. et ir PET fioul Pie. dans , Saint-Joseph d'Alma, éta- chez eux au pays. Et s’il est un : À NRA nie UE À) PEL LIRE dans ur champ bli sr coin de notre beaü pays qui pro Mme Pitre Bergeron, tous originaires de RAS poucii d'avoine au lue Mayloi- FREE as ns HeRDESe met pour l'avenir, c’est bien ce- | °"" de belles fermes à Donnellÿy. Maison de M. et 0 | | . , ; à Donnelly. NE | ur pot | re, près de Falher. Pho- lui-là, su : Photo du bas: Af, Joseph Filion, un pionnier dr AE Lt | lo prise en août 1945. oland VILANDRE, maintenant les machines de eullure Les plis modernes {

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otembre, 1948

La région

#

. Par Laurent GAREAU agronome

qu mois de mai dernier, le mi- nistère provincial d'Agriculture guvrait un bureau à Bonnyville dr envoyait un agronome reési- qert. qui n’était autre que moi- nome, pour travailer au bien des glivateurs de cette région du gord qui, jusque-là, recevaicnt les grrices de l’agronome de Saint- . Paul, HS ù

fette région agricole com- | rend environ 2,000 fermes cou- | Kront une étendue d’une quaran- | yine de “townships”.

Sans faire l'historique du dis- pict, disons simplement qu'il fut quvert à l'agriculture, il y a à peine 4@ ans, par des Canadiens français. Aujourd’hui, fes nôtres ny sont plus en majorité, mais Le pars garde pourtant son ca- chet tout particulier qui rappelle pujours l'oeuvre de nos ancc- Litres, Dés qu’il entre dans le villa- æ, envore tout neuf et essentiel- Riement rural, de Bonnyville, tout faadien français se sent ac- Dogeitt par la franche hospitalilé ds pionniers. En voyant le grand nombre de fermes déjà Borosptres. malgré leur fondation récente, i doit conclure aussi Que le DAYS à donné des preuves

Aie son avenir agricole. .

Voyons un peu ce igion peut offrir au point

Line agricole. Sans créer de faus- ss illusions, on peut dire que Ms fermiers de Bonnyville trou- Mient ici tout ce qui cest nêces- aire pour arriver au succès. Le climat est typique des ré- gons boisées de l'Ouest cana- ien: ies hivers sont assez rigou- Brux avec passablement de nei- we: l'été est chaud et les longs Mours cnsoleillés sont favorables É: la croissance rapide des récol- M: I est plutôt rare qu'on Y unffre de sécheresse. Les sols sont très variés el se Mrtent admirablement bien à la ulture mixte. Sur les bonnes ter- es noires, les céréales donnent Hs résultats comparables aux citteurs de toute la province. l'orge. en particulier, s’y adap- le à merveille. Les terres grises et de transi- bon, quoique de moindre quali- Mi, produisent d'excellentes ré- Boites de fourrage et de semcn- Re de légumineuses. A Une bonne proportion des sols qu'on qualifie comme non-ara- Mes. à cause des pierres ou des Ébrcidents de terrain, fournissent Miabondants pâturages et foins our le nombreux bétail de la Bcsion. Quant à l’eau, elle n’est pas ce Bu'on appelle un problème. En Ecreusant des puits de 20 à 30

agric( de Bonnyville

que cette! condité. de | ferme, au contraire, grâce à la!

:

le

pieds de profondeur, on est assu- d'avoir de l'eau potable à pro- fusion, Et puis, quel est celui | qui na pas entendu parler de ges pen lacs d’eau douce dont Fo e senorgucillit à duste Pour une région jeune ! la nôtre, es HiOYeRS de ca nication sont satisfaisants. Le! train traverse la région deux! O18 par jour, excepté le samedi. : En somme, Bonnyville est un: joti district du nord de l'Alberta l'on trouve un “chez nous", il fait bon vivre; un district qui a déja de belles réalisations ! à son compte ct qui cst plein de; promesses pour Pavenir. L. GAREAU. agronome.

+ nn

La famille

|

“La famille est la cellule socia-: le par excellence, Elle constitue | notre principale richesse. Un: pays qui favorise la multiplica-| tion des familles fortes s’enri-: chit et sert la paix sociale: Or! la campagne plus que la ville! permet l'éclosion et l'épanouisse- ; ment de familles nombreuses et; fortes. L'usine, l'atelier, le ma- | gasin, le bureau dispersent la fa- Mille; ils l’affaiblissent et finis- sent parfois-par en farir la fé-! L'exploitation d'une

collaboration étroite qu'elle exi- ge de chacun de ses membres. unit les foyers: elle réalise cette merveille que l’on a appelée “la soudure intime de la famille”. Lettre pastorale des évèques de Québec, 1946. QE ——— |

Cultivateur, allez

dans l'ouest

“Les terres de l'Ouest ct j'in- siste sur ce point sont culti- vées avec grand succès par nos compatriotes. Ceux-ci comptent | parmi les meilleurs exploitants. ! Les cultivateurs du Québec dési- reux de fixer leurs fils autour | d'eux trouvent dans l'Ouest des conditions idéales d'établisse- | ment,

“Avec Pargent qu'un cuiltiva- îeur réalise par la vente de sa terre, il lui est facile de s’instal- ler là-bas et d'y installer par sur- croît, ses enfants. C’est un genre de colonisation à distance que nous ne devons pas négliger. Les Associations canadiennes-fran- caises du Manitoba, de la Sas- kaâtchewan et de l'Alberta récla- ment notre aide pour renforcir ieur position: elles sont toujours prêtes à reccvoir, à encourager de toutes facons, les nouvelles recrues."

Georges MAHEUX

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| LA SURVIVANCE

ou l'unique souci du cultivateur albertain. On y cultive aussi de plus en plus la lu hées sur le marché pour leur haule qualilé.

Les champs d'avoine rappor- serne, le tréfle rouge el

Sols et rendements

On peut diviser les sols de PAlberla en lois grandes caté- gorics: :

1. Sols noirs ou humifères, On les trouve dans ja région de Mo- rinville, Ce sont des sols très ri- ches, excellents pour la produc- tion du grain, mais surtout des plantes fourragères. Ce sont les sols les plus fertiles de la pro- vince.

2. Sols chocolats. Is se ren- contirent surtout das le sud et le centre de la province. ils sont

| spécialement bons pour la cul-

ture des grains.

3. Sols gris. Particuliers à la région de Bonnyville et de la Rivière la Paix, Ils sont favora- bles à la production des légumi- neuses et des graines de légumi- neuses: luzerne, trèfle rouge, trè- fle alsike. La culture des légu- mineuses est une des meilleures sources de revenus pour le cul- tivateur. en même temps qu'elle sert à améliorer le sol.

Valeur des lerres. Elle a aug- menté d'environ 30% depuis la guerre.

1. Dans la région de Morinvil- le, Je coût des terres varie de 835 à 850 Pacre, soit $4,000 à 58,000 le quart de section (160 acres). selon que le sol est plus ou moins riche, que la ferme est plus ou moins éloignée des cen- tres.

Rendement: On peut obtenir facilement un rendement moyen de $60 l’acre.

9 Dans la région de Bonnyvil- le, le prix moyen des terres à vendre est de $30 l’acre, soit S3,500 à $6,000 le quart de Sec- tion. À noter que cette région a produit l’an dernier plus de lu- zerne que la région de la Ri- vière-la-Paix. Rendement à l'a- cre: céréales, 823; légumineuses: $43.

En 1944. la vente moyenne des produits agricoles en Alberta a été de 53,140 par ferme

Possibilités d'établissement

Actuellement, elles sont limi- d'un certain capital,

es à ceux qui peuvent disposer tera le bien-être désirable et la Il y a de sécurité pour l'avenir.

magnifiques achats à faire un! peu partout pour des Canadiens ! français qui pourraient et vou-| draient ÿ engager un capital. Certains de nos centres sont me- nacés par l’envahissement russe ou ukrainien. J’'intérêt national et religieux nous demande de tout faire pour protéger ces cen- tres, car la conservalion de no- tre langue et de notre religion devient plus difficile dans des paroisses à moilié grugées par des gens étrangers à nos tradi- tions, indifférents au point de vue religieux, ou même hostiles.

11 nous faut de vrais agricul-

teurs, travaillants et économes. ouvant disposer d’un capital initial suffisant,

Il n’y a aucun risque à acheter une terre, même si le prix en semble un peu élevé, à condition de ne pas se grever d’une dette | trop forte et d'intérêt à payer.

Financement des terres. On a étudié plusieurs moyens de fi- nancer lJ’achatl de terres.

1, Achat proprement dif par un ou plusieurs cultivateurs ayant un capital; ,

2. Syndicat financier:

3. Plan Tellier: prêt garanti par le titre; intérêt de 5%; rem- boursement par une partie de la récolte annuelle;

4. Caisses populaires. Elles ont fourni les fonds nécessaires pour l'achat de terres dans certaines paroïsses, Lafond et St-Vincent.

Gonclusion. Nous croyons que la colonisation dans nos régions de l'Alberta offre les plus grands avantages, J1 nous faut des cul- tivateurs véritables qui com- prennent que l'agriculture est} une vie, et non seulement un mo- yen de faire de l’argent pendant quelques années, et le plus vite possible, Il nous faut des cuiti- vateurs travaillants et économes qui pensent à l'avenir de leurs: enfants et qui savent leur incul- | quer l’amour de la terre. Quand ces terres sont parmi ,les plus fertiles du pays, is peuvent être assurés que le travail leur appor-

Fe De oem rm

À travers l’histoire

1838 s'élèvent au jourd’hui Jes édifices parlemene d'EÉdmonton. les abbés Blanchet, en route

Demers et plan-

pour la côte du Pacifique, ne croix. tes __ L'abbé Thibault fonde la mission du lac Sainte-Anne. 1859 Les Soeurs Grises, de Montréal, ouvrent au lac Sainte- Anne leur première école, irans- portée quaire ans plus tard. à Saint-Albert, situé à une quin-

zaine de milles d'Edmonton.

1862 Le Père Lacombe in augure à l'intérieur du Fort Eds monton la premiére lière à l’ouest du Ma

8

oba, 9 -— “Par Yautorité de

te fa Majesté, je vous assure apres

votre union (des Territoires

écals rés nil

* 1

tas va le Gercde + + Leg Le Ar 79 ê Lao Gr- ARDISS ë Drome ‘oônco ra de

me à la fin de la fournée et un

chu primaire de français. 1904 Ecole obligatoire.

1903 = On ne ‘permet désor-

tère de J'ihstruction publique.

tr] 4 vince d'Albetta. Sir Wilfrid Lau-

rier veut rendte justice aux éco- |’

les séparées et aux Canadiens français, mais, pour éviter une défaite parlementæäre. il capitu- le déyant les fanatiques.

PS

> +. Le

É

|

} | mais que les manuels du mimis-

NE @rmation de la pro- |

La colonisation

Il ne suffit pas d'envisager la colonisation ou la prise de pos- session du sol comme une mesu- re transitoire, pour remédier à une crise de chômage ou poun rétablir l'équilibre entre les con-

‘sommateurs de la ville et les pro-

ducteurs de la campagne.

“I1 faut la considérer comme une oeuvre permanente et de longue portée. une oeuvre desti- née à favoriser l'épanouissement normal de Ja famille et à résou- dre le problème difficile de l’é- tablissement de notre popula- tion.”

Lettre pastorale des évêques de Québec, 1946.

Les éducateurs

et la colonisation “Que les éducateurs tournent les regards de leurs élèves vers les régions. pleines de promes- ses, j’on peut se diriger et s'établir sans avoir à quitter sa province ou son pays. Qu'ils fas- sent revivre les gestes des an- ciens. Canadiens et montrent comment nos pères ont accompli leur devoir et mis en valeur nos richesses nationales. Ce faisant, ils éveilleront des espoirs bien fondés et de légitimes ambitions, ct ils serviront intelligemment la cause de la colonisation”. Lettre pastorale des évêques de Québec, 1946.

oo

Les fermes dans les prairies

La superficie totale des trois provinces des Prairies, Manito- ba, Saskatrhewan ct Alberta, est de 481 millions d'acres, dont auelque 110 millions d'acres sont consacrées à l'agriculture. Près de 41 p. 1099 des 732,715 fermes du Canada se trouvent dans ces trois provinces. [La population de cette région s'élève à près de 2 millions et demi dont plus de la moitié vit sur des fermes ou

dans les centres ruraux.

Semence de trèfle rouge

La production de semence de irèfle rouge en 1947 a élé de 5.197,000 livres, environ la moi- tié de la quantité recommandée à la Conférence agricole fédéra- Je-provinciale de 1946. Cette se- mence canadienne est très ap- préciée dans les pays européens et aux Ltats-Unis. Environ 1.500.- 0090 ïivres devraient être dispo- nibles pour l'exportation.

La production de semence de trèfle d’odeur en 1947 a été de 9,870,000 livres, environ 2 mil- lions de livres de moins qu'en 1946, mais comme les besoins nationaux de cette semence nc se montent qu'à environ ©? imil- lions de livres, il v aura environ 7 millions de livres disponibles pour l'exportation.

Page :

| Un ancien du Québec

rend témoignage

Au mois de juillet, M. Donat grais.… Contrairement à ce qui se Forgues, établi dans la région de | passe plus au sud, nous n'avon: la Rivière la Paix depuis 1912.) jamais, à ma connaissance, man:

était de passage à Québec. Il 8 accordé une entrevue à un jour-

naliste de l'Action catholique au‘

cours de laquelle ii a montré quelques-uns des avantages ré- servés aux cultivateurs québé- cois qui voudraient suivre son exemple.

A quelle occasion, M. For- gues, avez-vous décidé de reve-

nir dans la province de Québec?i

Ah! ce n'est pas unc occa-

ïi district de la

sion: C'est un ami persunnel, le}

K. Père Parent, missionnairc-co- Jonisateur, qui m'a sollicité de revoir la province de Québec. Cela fait deux ans qu'il me par- le de cela. J'ai été trés heureux de rencontrer mes parents après une trentaine d'années d'absen- ce. Il fait toujours plaisir de re- irouver les siens ct son pays d'enfance.

Mais, au fait, quels motifs vous ont poussé à aller si loin?

.— Oh! j'étais jeune, alors, Je venais de me marier. Ù d'aventure, les beautés de l'Ouest dont on comimençait à parler à cetté époque, tout cela.m'a por- à partir, d'autant plus que ma femme me secondait.

-— Une fois rendu, vous êles- vous épris de l'Ouest?

Ce ne fut pas long. Nous sommes arrivés une dizaine accompagnés des Pères Falher et Giroux. Le voyage fut dur et long; les moyens de locomotion modernes n'étaient guère répan- dus à cette époque. Mais lorsque nous avons vu la grandeur du pays, les possibilités qu'il gardait inexploitées, nous ne pümes faire autrement qu'être fiers et heureux. À notre arrivée, ce n'é- tait que la forêt semée, ca et là, de petits ilots de prairie. Au- jourd'hui, la prairie s'est clar- gie. Elle est vaste comme un

suis attaché à ce coin de terre: il est devenu ma patrie. Je l'aime et je veux ie voir grandir en po- puülation et j'affirme qu'il est un pays prometteur pour l'avenir. | Le peuple qui y vit, issu du Qué- | bec, en a conservé les traditions. Je ne regrette pas d’avoir éle, pour ainsi dire.-un éclaireur.

_— Quel genre de culture F pratique-t-on?

‘Toutes les céréales: blé, or- ge, avoine, pois, lin; les plantes fourragères, luzerne. trèfle, qui fournissent maintenant aux .cul- tivateurs des revenus InNesperes. La grande culture est encore la plus répandue. Mais le pays sc prête fort bien à la culture mix- te et mème à la culture marai-

chère.

Et la ferre, comment esl- elle?

_— Excellente. Elle pousse

bien, se défriche facilement. Le bois n'est pas gros. |l a pas de roche. C'est nlanche. Il n'est pas besoin de fossés ni d'en-

L'esprit ! à { bonnes récoltes, il faut de 30 à

océan, Je n'ai pas voyagé: jc me;

|

|

|

| Pour

qué de récoltes complètement. C'est donc vrai que POuesl ct peut-être plus encore le Nord. Ouest, est le grenier du monde: C'est très vrai, et surtout Rivière la Paix dernièrement, pai

On disait

! exemple, que trois postes locaux

sont ceux qui vendent le plus de blé au monde, soit Sexmith Grimshaw et Falher. A Falher centre canadien-français, un seul élévateur achetait des cultiva- teurs 330,000 minots de grain l'an passé. . Je reviens sur celle ques- tion. Y a-t-il possibilité de pous- ser davantage la culture mixte ct

‘Ja culture maraîichère chez vous:

Certainement, mème si la précipitation est plutôt faible. avoir de bonnes récoltes maraîchères, il faut beaucoup de pluie,

On calcule, dans la province de Québer, que pour obtenir de

33 pouces d’eau par année. Chez nous, nous avons vu d'excellen- tes récoltes avec +4 à 6 pouces

! d'eau. 13 pouces donnent des ré-

sultalts extraordinaires. Nous avons de beaux potagers le lons de la Rivière la Paix, Il y pous- se méme de la vigne.

_— Serez-vous longtemps dans notre région, M. Forgues”?

J'ai passé quelque teinp: dans ma famiüle, Il n'a fait plai- sir de rendre visite à la parent“ québécoise de mes compatrioles de Ja-bas. Avec le Père Parent. je me rendrai au Lac St-Jean ci dans la région de Rimouski.

Vous allez sans doute en- courager nos gens à s'établir à la Rivière la Paix?

Pourquoi pas? Si le pars est bon pour moi, je ne veux pas Le garder pour moi seul, Je voudrais tuer certains préjugés. Partir pour l'Ouest, au dire de certains, c'est aller s’angliciser et se protestantiser. Que l'on vienne chez nous au milieu de nos populations catholiques, el l'on verra comment fleurit le pa- triotisme le plus sain et le ca- tholicisme le plus pur.

—_ Et à qui, enfin conscille- riez-vous de s'établir fà-bas?

Naturellement, nous aimc- rions voir arriver chez nous des jeunes gens, mais surtout des fa- milles nombreuses. Le territoire est très avantageux pour les fa- milles nombreuses, Dans le Qut- bec, les établissements sont plus difficiles. Chez nous, avec quel- ques milliers de dollars. elles peuvent se tailler un domaine pour toute la maïsonnée. Les jeunes aimeront nos vastes ter- ‘res: la machine les hypnotisera. lis seront bien. É

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aux habitants des Territoires. 1875 Organisation des Ter- ritoires du Nord-Ouest. Article J1: “La majorité de tout district pourra établir J’école qu'elle ju- gera convenable, mais toute mi- norité aura le SH de posséder ne école séparée.” : 5 1877 Article 110 des Terri- toires du Nord-Ouest: “Toute persanne pourra faire usage soit de la langue française, soït de Ja langue anglaise. dans les débats du Conseil ou de l’Assemblée lé- gislative des Territoires, ainsi que dans les procédures devant les tribunaux.” : 1884 Ordonnance établis- sant un Conseil de PInstruction publique divisé en deux comités, Pun catholique, l'autre protes- tant, avec droit de surveillance et de direction. Une seule res- triction: pas plus d’une heure d'enseignement religieux par jour, à la fin de la journée. | :1885 -—— Première agression

éontre le système scolaire catho-

lique. 4 1888 Amendement obligeant à un cours primaire d'anglais. 1892 Daïton McCarthy, orangiste, fait abolir à peu près complètement les privilèges des écoles séparées. Ï1 ne restenlus qu'une demi-heure de catéchis-

la même année, ke ministre de Y'Instruction publique publie les règlements sur l’enseignement du français dans les écoles pri- maires de l’Alberta.

1925 -— Le 13 décembre, plus de 400 Franco-Aïlbertains,

Macdonald, ton l'Alberta (A.C..A.).

1926 Le 4 novembre, fonda- tion de l'Association des Instt- tuteurs bilingues de l'Alberta.

1928 Le 16 novembre, fon- dation du journal “La Survivan-

ce”.

1935 Fondation de l’Asso- cliation des commissaires d'éco- le de langue française. |

1941 Au congrès général de V'A.C.F.A. on jette les bases de la Société d'Enseignement post- scolaire.

1946 Grâce au travañl de

PA.C.F.A. et de la Société d’En-|f

seignementpostscolaire, on fon-| de la Fédération des Coopéra-

‘tives franco-albertaines. 1948 -— Après une lutte histo-}f

rique, les Franco-Albertains ob- tiennent de Radio-Canada Fau- torisation de fonder un poste de radio français à Edmonton. Le permis du fédéral leur est ac- cordé au mois de maïi.

au cours d’un banquet à hôtel | fondent YAssocia- |f canadienne - française de |}

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Page 8

La conquête du sol une

oeuvre

Eur Marc-R. MEUNIER

Depuis son établissement au pays, l'élément français a été sars cesse aux prises avec des préoccupations don Ja principa- ie était sans conteste celle de sa

survie même, Héritier d’une vicille tradition terrienne que

ses antêtres avaient apporlée de leur pays d'origine, il n’eut rien de plus pressé que de veiller d’abord à s'implanter solidement sur Ja terre, d'en défricher des espaces croissants qui lui per- hettent de sc susténter. Ce fut le iébut. cle l'agriculture chez nous, tauelle devait nous fournir, avec Jes' annéès, des phalanges successives de propriétaires ter- iens et constituer le réservoir te notre population. Cette con- iuîte longue et patiente nous # “alu l'ouverture de la région de la vallée du Saint-Laurent d'uù sont partis les pionniers qui re- conquirent une à une les icrres que n'avaient.su garder aux Can- tons de l'Est nos compatriotes d'autre Jangue et d'autre foi. Ce mouvement s'est continué à une allure assez vive jusau'au moment où, saturés de difficul- tés, un grand nombre de fils de nos coltivateurs, à la faveur de l'expansion industrielle de nos voisins du sud, onf cru trouver leur avenir dans fes Etats de la Nouvelle-Angleterre. Nous sa- vons aujourd’hui les pertes pres- que M parabee que nous avons t

subies durant ces trop jiongues années de saignée constantes, surtout jorsqu'on s'arrête à

considérer jusqu'à quel point notre expansion agricole se fut fait importante avec l'aide pré- cieuse des nombreux bras ence nous laissions ainsi partir. C'est pourquoi la fermeture des fron- tièrés américaines a donné à tous un regain d'espoir; nos dis- ponibikiés . de capital humain restant désormais au pays, on es- pérait pouvoir les lancer à nou- veau à la conquête de nos terri- loires inexploités. Depuis lors, une bonne centaïne de parois- ses agricoles ont surgi; l'expan- sion du Témiscaminguc ef de l'Abitibi ‘n'aurait probablement pas été possible autrement.

Des familles qui vont s'éteindre en ville

Depuis quelques années ce- pendant notre mouvement colo- nisateur coñnait une période de ralentissement inquiétant. C'est qu'il souffle de plus en plus sur le pars de Québec un vent dé- racinant qui remporte vers les cités industrielles uh nombre crôissant notre meillcire re- lève agricole. Trop de gens croitut sérieusemént que l’ave- air des nôtres n'est plus à la terre, mais qu'il doit s'intensi- fier au dévéloypement des autres ressources de la nrovince.

uut le Québec soit moins bien partagé que les autres. provinces du Domioion au point de vue sol arable, cela ne fait point de dou- te Par contre .nous possédons des réssourses hydrauliques d’une grande valeur, des forèts immenses, de même qu'un sous- sol dont l'exploitation n'a com- mencé à prendre de l'allure Gue depuis peu. Que ces entre- prises puissent fourni: aux nô- tres un travail abondant et rému- nérateur, tous l'admettent, mais il n'en reste pas moins que l’on ne saurait trop céder à ce cou- rant sans que l'avenir nous en tienne un compte séri'atx. Car si l'élément français a pu, en dé- pil des multiples difficultés qui Font de tout t:mps assailli, con- server une certaine importance au pays et parvenir à resier maîi- tre de sa destinée, c’est bien par- ce qu'un nombre important de Canadiens français sont demeu- rés dans la profession agricole et se sont, de ce fait, gardés dans un milieu propice à l’ex- “ansion des familles.

Or. pas plus que les autres na- lionalités, échapperons-nous à Ja fonguc à cette loi inexorable qui fait que les familles transplan- ites on ville s'éteignent au bout ‘le quelques générations. On n’a qu'à faire un2 enquête dans son sropre entourage pour se rendre compte que ‘ce changement d'orientation s'opère déjà à no- détriment.

Propres responsabilités des cultivateurs

L'importance numérique ‘de nos cultivateurs, surtout à la fa- veur des deux dernières guerres, a êté fortement réduite. Encore quelques années de cette déper- dition et nos belles campagnes ne seront plus que des squelettes de ce qu’elles ont été. Or il arri- ve que même dans nes centres’ agricoles les micux organisés, ‘on ne s’éveille pas à cette réa- ‘ité. Les années de prospérité re- lative n'ont pas été, comme el- les auraient être, des temps oropices à susciter un nombre ëquitable d'établissements nou- veaux. C'est pourquoi il nous faut de plus en plus et chaque ‘ois que l’occasion s'en présente, ‘veiller nos cultivateurs à leurs “Csponsabilités et Ics amener à “cprenñdre la tradition aui les a its ce qu’ils sont aujourd'hii.

Fortifier nos minorités

H nous arrive parfcis de pen- T que les lenteurs qui accom- agnent l'établissement au Qué- -Cc sont peut-être que nous

s':

La Survivance “lébdomadaire publié tous les mercredis à 10010-1099 rus, Edmonton, Alberta Fondé le 16 novembre 1928

Jo':rnal indépendant .en politique et entièrement consacré à la cause religieuse et nationale.

Rédecteur en chef :

Rédacteur adjoint : S. Pelletier, 0.mn.i,

PRIX DE L'ABONNEMENT : Provinces de l'Ouest : $2.00 par an ; Ktets-Unis et Québec : $2.50 par an; Europe : $3.00 par an.

Organe officiel de “L'Association canadienne-française de l'Alberta”

Autorisé comme envoi

postal de la deuxiëme classe, Ministère des Postes, Ottawa.

de survivance

avons de nous ‘attacher, plus particulièrement ces années-ci, à aller renforcir nôs groupements minoritaires françafs dans les autres provinces:

ersonne n’ignore en effet que nous n'avons pas toujours cu pour nos cultivatcurs des provin- ces des prairies toute la sollicitu- de au’auraient pourtant com- mandée les liens étroits qui nous unissent Des representants de nos groupements cthniques ont établi un peu partout au Canada des têtes de ponts dans le mouve- ment’de conquête que nous som- mes appelés à réusir. Nous syim- patisons bien aveé les probléines qui les assiégent, mais il semble que nots n'avons pas encorê po- le geste suffisaminent impor- tant pour qu’ils puissent croire à notre attachement véritable, au désir profond que nous ex- primons souvent de les voir tri- ompher dans des milicux qui leur sont parfois hostiles.

Or, la meilleure façon de leur prouver notre sincérité, c'est en- core de leur fournir Iles élémeuts de capital humain qui léur man- quent pour consolider définitive- menti jcurs pusitions partout ils se sont implantés. Car il faut ñécessairement que notre survi- vance ct notre expansion fran- çaises sur ce continent cessent d'être un simple souhait et de- viennent des réalités vivantes.

Assurer l'avenir des belles familles

En somme, que fauürait-il fai- re pour attéindré ce but? Tout simplement, un mouveñient con- certé, réel et persisiant qui rè- crutérait des familles canadien- nes-françaises agricoles en grou- pes suflisamment homosènes pour les écarter, dès le départ, bon nombre d'obstacles qui ac- compagnent les migrations au loin. Pour en arriver cepen- dant, il faudrait que partout l'on s'en occupe, qu'on ne cesse d'en parler, Au surplus, l'établisse- ment lointain, même dans les provinces des Prairies, ne revêt plus de nos jours le caractère hé- roïque d'autrefois. Tous les cèn- tres français sont prêts à con- sentir Îles sacrifices nécessaires, à donner à un-projét de cette na- ture la pleiné mesure de leur coopération, pourvu qu'ils aient le sentiment qué la venue de ces renforts est. quelqué chose de sérieux, °

C'est pourquoi l’appél des cen- res français de l'Ouest et du nord de l'Ontario se fera ces an- nées-ci encore plus préssant à la faveur des mouvements d’immi- gration qui s’intensifient d'outre- Atlantique et qui ne nous appor- tent pas toujours des gens de no- tre Jangue cet de notre foi. Il importe que les nôtres s’apprè- tent à prendre les devants et à s'assurer la possession d’un aus- si grand nombre que vnossible de terres propres à l’agriculture sur lesquelles pourront s'épa- nouir de belles familles qui fe- ront la gloire, et si nous conti- nuons de le vouloir, la force du Canada français.

Marc-R. MEUNIER Service de la Colonisation des chemins de fer nationaux du Canada.

LA TERRE DONNERA LA SECURITE

L'une des tâches qui s'avèrent parmi les plus difficiles en ces années de prospérité relative, c'est sans nul doute celle de fai-' re aimer Ja colonisation. l’éta- blissement de nos jeunes à Ja cempagne, Mais il faut compren- dre aussi que la masse des jeu- nes ruraux, désaxés par les cir- constances adverses de ces der- nières années. cèdent peut-être plus facilément qu'autrelois au faux brillant des gains faciles, confiants que j’un de ces jours l'opportunité se présentera d’el- le-même à eux de se donner une mesure de stabilité qui leur per- mette fonder leur propre fo- ver. Actuéllément J'embauchage est encore passablement généra- lisé, et les plus vaillants, les plus débrouillards peuvert encore s'assurer, dans nos diverses en- treprises industrielles et fores- lières, des revenus plus que subs- tantiels. Et il arrive à peu d’en- tre eux de s’imaginer que cette période ne sera peut-être que transiloire, que viendront des années qui, sans être trop péni- bles peut-être, ne ressembleront guère à la période facile que nous connaissons présentement.

Or, pour gagner des aspirants à la terre, il faut nécessairement faire appel à intelligence de

notre classe agricole: il faut ré- |-

veiller chez celle cette convic- tion que la terre seule est suscep- tible à la longue d'offrir une plus large mesure de sécurité et d'autonomie que tous les em- plois, même les volus Jucratifs, qui peuvent se présenter. Il faut susciter chez les jeunes la fierté de la profession agricole. C'est cette prédication nersistante qui, même si elle ne fait pas prendre à notre mouvement d’établisse- ent toute l'ampleur désirée, fi- nira par gagner à Ja cause de l'agriculture des adeptes plus convaincus qui garderont allu- mée chez nous. l4 ferveur du dé- frichemént, de l’humanisation de notre sol

Marc-R. MEUNIER

P.-E. Breton, o.mi.

. pe . < EE " . FR Le l'outes les fermes de l'Alberta n'ont pas cel air de prospérilé, mais la piuparl peuvent y parvenir avec du travail, de l’économie.

LA SURVIVANCE

UNE BELLE FERME EN ALBERTA

Ar

| Les raisons de rester attaché à la terre

et de la persévérance. Car le sol est très fertile et il récompense avec largesse ceux qui le cultivent avec intelligence et amour.

£

Pourquoi avons-nous lutté pour un poste de radio français ?

Pour tous les Canadiens fran- Sais de l'Alberta, ce fut une joie d'apprendre, le 22 :mars, que les gouverneurs de Radio-Canada ävaiént recommandé létablisse- ment d’un poste français à Ed- monton. Cette joic était d'autant plus vive qu'élle avait été pré- cédée de longs mois de lutte, d'attente et d'inquiétude. Mais jamais l'espérance ne nous avait abandonnés. Nous savions que les chefs de notre Association ne manquaient ni d'intelligence, ni de courage, ni Nous étions assurés qu'ils mène- rajient Ja JIlutie jusqu’au bout.

Nous comptions surtout sur l'ai.

de de Dicu, car nous avions l’ap- probation et l’encouragement des autorités religieuses et de ferven- tes prières montaient vers Je ciel pour le triomphe d’une cau- se juste.

Même après la recommandation des gouverneurs de Radio-Can:- da, l'opposition ne désarma pas. Les sectes prôtestantes et les lo- ges maronniques continuérent de manifester contre nous. [Le gouvernement provincial Jui-mé- me, qui avait fait adopter une

roposition à lPAssemblée Jégis- ative et présenté un mémoire à l'éffet d'empêcher l'établissement d'un poste de radio français en Albert, ténta de bloquer à Otta- Wa Ja décision de Radio-Canada. Mais après le 22 mars, on sentait bien que tous ces adversaires se préparaient à capituler. Il ne leur restait plus, d’ailleurs, d’au- tre choix que la défaite. Maigré leur opposition, le ministre du Transport nous accordait notre permis au mois de mai.

On a dit avec raison que nous avions remporté une très gran- de victoire, Nous tenons à faire remarquer ici quelle n’aurait pas été possible sans la magnifi- gne camnagne de presse menée par nos compatriotes de l'Est. Ottawa a été en quelque sorte forcé de tenir compte d@s èner- #iques interventions en notre faveur qui lui venaient de l’On- tario, du Québec ct du Nouveau- Brunswick. II a compris que tous les Canadiens français du pays, quelle que füt leur couleur politique, étaient fermemert dé- cidés à faire respecter les droits du français à Ja tadio. Il a cédé. Maïs cette victoire, fruit d’une tdmirable coopération, n’était pas pour nous sans nuages. Elle nous imposait la très lourde 6bli- gation de construire ün poste à nos propres frais. Elle nous mon- trail, une fois de plus, que les droits du français sont pauvre- nent respectés par le fédéral Jui- même partout les Canadiens francais se trouvent en minorli- té. Il n’en va pas de même pour la minorité anglo-protestante du Québec. Radio-Canada sait tou- jours trouver assez d'argent pour la servir avec générosité,

En vue de la construction fu- ture de notre poste, nous avions fait sans bruit, à cause de l’op- position du gouvernement pre- vincial, une souscription à l'au-

aulleu de l'engranaer.

de ténacité.

Tout comme dans le Québec, on fuit du foin

SR SA 0 ee 0 AN ge TA QU de he Re Ce GE TR TU md PS AR me A re RSA ns fps An 0 es ed es de de er en m0 un

tomne de 1944. Elle nous avait rapporté la somme de $32,000. F1 nous fallait bien davantage. Aussi, immédiatement apre; l'obtention de notre permis, nous uvons:- organisé une grande sous- criplion dont l'objectif minimum a été fixé à $75,000. Cet objectit a été heureusement dépassé. Les terrains sont achetés s'éléve- ront les antennes ct les studios. La construction des édifices el la mise en place des machines nécessaires at fonctionnement de notre poste, commenceront dès que les contrats auront été accordés. On estime que les dé- penses générales s’éléveront à environ $120,000.00. Les S40,- 900.00 que nous avons recus du Québec serviront à combler les déficits d'opération des premiè- res années.

Notre poste de radio sera un puissant moyen de défendre no- tre mentalité catholique ‘et fran-

La Radio chez

les animaux

De ce temps-ci, chez les animaux, On n'entend parler que de radio. Dans les étables et dans Îles champs, Chez les petits et chez les grands.

Les Canadiens de l'Alberta Auront leur poste CHFA. Mais pour cela, il faut de l'argent. Sortez vos piastres, chers habitants.

Nous autres, aussi, les animaux, On aimerait ca, une radio,

Ce serait une chose bien utile Pour les gens de Goffeurville,

Le matin, au lever du soleil, Le coq sonnerait le réveil, En chantant à la radio : Cocorico ! Cocorico

La chatte 3 la mère Sophronie Gagnerait facilement sa vie. Comme les artistes du cinéma, Elle miaulerait à CHFA.

Pour ceux qui aiment les concerts, On diffuserait sur les airs,

Des opéras du meilleur goût,

Par la chorale des vieux matous.

Au lieu de courir après les vaches, La queue en l'air comme un

{ panache, Mon ami, le chien Pataud, Les appellerait par la radio,

Les animaux pourraient vanter Les produits de leurs métiers : Beurre et fromage, lait et jambon, Ragoût de pattes, laine de mouton.

Mais ce qui est encore plus beau, Si on avait notre radio,

Vous auriez l'immense bonheur

D'entendre chanter le Goffeur,

Peut-être qu'un jour les animaux Auront leur poste de radio.

Mais en attendant <e jour-là, Encouragez CHFA.

LE GOFFEUR.

| en. Alberta. La. seule différence, c'est “Les chasses de foin se multiplieront aver

TR en à dde ne A OR GT LA 8 RS GA re

«aise contre les forces étrangé- res ct hostiles qui la menscent. Comme Je disait Mgr Maurice Baudoux, en 1944, dans une con- férence à Québec, “cinq facteurs ont déterminé chez snous lac- complissement du fait français: le fover, le clocher, l'école, ct j'entends par la petite éco- le le pensienvat et le collège, le journal, l'organisation. Or, voici que dans POuest, tandis que quatre de ces cinq facteurs demeurent intacts et même aug- mentent leur rendement, l'autre fléchit. Et c'est le premier, le plus important: le foyer.

“Si le fover a faibli, ce n'est pas, du moins plus qu'ailleurs, nar- désagrégation interne, mais par l'intrusion d’un ennemi du dehors auquel il est moralement impossible de résister: la radio anglaise, :

“Jusqu'à l'avènement de la ra- dio, nos fovers étaient cominue des sanctuaircs fermés à la lan- gue anglaise, des oasis françai- ses en pleine civilisation étran- gère. Nos enfants n’entendaicnt noint ou peu d’anglais tant qu'ils ne franchissaient pas le seuil du toit paternel pour se rendre à l'école. Et à partir de là, quand ils rentraient à Ja maison, ils y retrouvaient leur parler, rien que leur parler, et la vie du foyer leur était un bain vivifiant qui les immunisait contre l'anglici- sation de l'extérieur. Avec l’avè- nement de la radio, “nos fovers ont été violés”, comme le disait un de nos pères de familic.”

Au point de vue religieux, il n’y a pas de doute que notre poste nous aidera à conserver ct à fortifier nos convictions ca- tholiques. C’est encore Mgr Bau- doux qui l’a remarqué avec le plus de iustesse, “l’audition des programmes anglais n’est pas seulement néfaste au point de vue français. Elle l’est également au point de vue religieux, d’au- tant plus que nos gens ne s’en méfient pas.

“La plupart des conférenciers du réseau national n'appartien- nent pas à notre foi. Souvent, ils sont pratiquement athécs. Leur conception du monde est maté- rialisite, Les réformes d’après- guerre qu’ils préconisent, sont imprégnées de matérialisme. S’il s’agit des valeurs religieuses, c'est toujours d'un vague et d'une “neutralité” qui en détruit Pefficacité..,

“Quant aux programmes dra- matiques, un grand nombre sont franchement mauvais par Jeur conception Ppaienne de la vie et eu: particulier leur mépris de l'indissolubilté du mariage. Le titre d'un de ces radio-romans est provocateur::“The Righé # Happiness”. ue

“Sans s'en ‘apercevoir, Dos gens s’abreuvent à des sources empoisonnées et manifestement en arrivent à penser ce qu'ils en- tendent.” ;

Au simple point de vue intal- lectuel, la perte de notre langue serait pour nous et pour tout k

qu'on laisse le les progrès de la culture mixte ;

#

Canada un appauvrissement. C'est la un fait communément admis par tous Jes Canadiens vraiment cultivés et chez qui le fanatisme n'a pas tué le Lon sens el la saine appréciation des valours spirituelles. Le Pape lui- même écrivait dans sa lettre du 28 avril 1948 à l'Académie fran- caisc: “On ne louera jamais as- sez la langue française pour sa clarté, sa précision et sa distine- tion qui en firent par excellen- ec Ie langage de la diplomatie.ct des sciences spéculatives. Et ce- la, non par le fait d’une élection arbitraire, car eclie est par-dessus tout la langue de l'art, de Ja lit- térature et de la poésie, la lan- gue de Fesprit et du coeur.” Quand nous défendons notre langue, nous sommes donc en bonne compagnie.

C'est un fait que plusieurs de nos competrioles de langue an- glaise font da réels sacrifices pour apprendre le français. Ils voudraient pouvoir Ja parler couramment, comme une langue de haute culture qui se trouve être, par la force de l'histoire et notre volonté de la conserver, lune des deux langues officielles du pays. |

Dans la luite que noùs avons livrée pour l’établissément d'un poste de radio français à Edmon- ion, les principes mêmes de la

démocratie canadienne étaient en jeu. L’Acte de l'Amérique britan-

nique du Nord accorde des droils égaux aux deux races qui ont bäti et dévelopné le Canada. Ces droits doivent être respectés et affirmés par des faits. Sans cela, la mésentcnte ne fera que grandir, la paix deviendra plus difficile entre Iles citoyens de langue ct de foi différentes. En nous battant pour mettre du français à la radio, nous travail- lions en réalité pour le triomphe des principes qui doivent assu- 1er Ja naix au Canâda. Les An- glo-Protcstants qui nous ont sou- tenus au plus fort de la lutte, l'ont compris. La lettre que le colonel Bavey envoyait alors spontanément au rédacteur cn chef de la Survivance, le R. P. Breton, montrait clairement que notre démocratie canadienne était en cause. Une défaite pour nous aurait été une défaite pour elle,

Pour foules ces raisons, nous avons combatiu pendant de lon- gues années. Ce qui soutenait no- tre courage et entretenait notre espérance, c’est que nos frères du Québec étaient avec nous. Sans ceux, nous le répéluns, nous n’aurions pu obtenir la victoire. Nous comptons encore sur leur coopération pour garder vivante en Alberta notre langue françai- se et notre foi cat'iolique.

D —+ one

Connaître son pays

“S'il n'est pas inutile d’ap- prendre la géographie des Etats étrangers, il importe davantage de connaître la carte de notre pays, de savoir les beautés natu- relles et les ressources que recè- lent, par exemple, le Nord-Ouest québécois, le nouvel Ontario et l'Ouest canadien.”

Lettre pastorale des évêques de Québec, 1946.

foin en meules sur le champ et de l'agrirulinre familinle.

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RS

Par CE. COUTURE

La nation canadienne-françai- se comme l’admettent générule- ment les dirigeants de nos diver- ses'clasées sociales, ne continuc- ra de grandir, de répandfe la civilisation chrétienne, que si elle gsrde dans l'atmosphère ru- rale de 40 à 56 pour cent de sa population À cèlte condition el- le entretiendra bien vivantés les sources de sa vitalité: sa famil- le et sa paroisse rurales. ,

La nation canadienne-‘rançai- se est en 1948 en face de la mê- me alternative qu’en 1848: elle colonisera comme c'est son de- voir de le faire ou elle laissera affaiblir indûment ses sources de vitalité èn souffrant que quit- tent à chaque année le campagne les fils et les filles d'habitants, seuls réellement capables en res- tant au sl de contribuer à son progrès réel par l'augmentation d'unités agricoles autonomes, de

{famillés productrices de riches-

ses. La mission de notre nation n'a pas Changt; elle consiste en- voré à étendre Ja chrétienté de l'Atlantique au Pacifique; elle ne se réalisera que dans la me- sure resteront au sol céux-là qui par vocation sont appelés à x déployer leur vie.

-

Qualités nécessaires

Il peut être bon de suuligner que pour que la famille cana- dicenne-françaisé reste à la terre, il lui faudra conserver et culti- ver l'ensemble des qualités dont sont façonnées les ânes: paysan- nes. Il cêt facile de dire que ics jeunes n'aiment pas la (terre, qu'ils sont prêts à lui tourner le dos. Il serait plus vrai d'ajou- ter qu'ils ne sont péut-étre plus

ture, la plus noble des profès- sions. D'ailleurs, il suffit d’une très brève entrevue avec les vrais habitants pour apprendre que ce ne sont pas lès hommes qui aban- donnént la térre, mais que c’est plutôt la terre qui veut pas

habitants ne mänquéront pas de vous dire que tèl ménage, tel jeune couple, ne méritaicnl pas ‘de réster à la terre parce qu'ils ne possédaiént pas en cux les qualités indispensables à la pro- fession d'agricultéur.

Un fait inquiétant

Un rapide coup d'oeil sur le: données statistiques suffit à con- vaincre les. plus sceptiques, du danger de l'exode rural. Ainsi, en 1881, près des'trois quarts de la population ia province de. Québec vivaient de l'agriculture directement. En 1941, soit soi- xante ans plus tard, il n'est plus que 37 pour cent de la popula- tion qui vit à la. campagne dont sûrement moins de 20° n: 100 de la profession agricole. Peur qui connaît valeur d'une famille agricole aux points de vue reli- Bleux, social et national, ce ren-

phique de nos nopulations ur- baine et rurale est de très mau- vais augure, surtout si l’on tient compte de l'avenir plus que du présent, des valeurs morales el

sociales plus’ que des valeurs économiques.

Au point de vue: catholique

. Comme partout ailleurs, la ci- vilisation chrétienne ne ramilie- ra au Canada que par la terre. C'est aussi dans le milicu rural que l'Eglise ira toujours recruter une partie importante des voca- tions dont elle a besoin pour al- ler de l'avant. En règle général+, ce seront toujouts les grosses fa- milles qui cultiveront chez leurs enfants l'ensemble des vertus qui font poindre les civilisations, germer es vocations. A ce point de vue, selon le témoignage de Mgr Luigi G. Ligutti, secrétaire de la National Catholic Rural Life Conference of America, 7 p. 100 de la population étatsunien- qui vit sur la terre fournit au delà de 50 p. 100 des enfants ca- tholiques des Etats-Unis ‘et une Proportion à peu près égale. de Yocations à l'Eglise. C'est beau, mais c’est trop péu. Si bien que la hiérarchie, catholique. s'est vite rendue # l'évidence qu'il lui fallait plus d'agriculteurs et vu l'impossibilité ellé se trou: ve de faire retourner à la terre un nombre suffisant de families, elle décida en 1946 de faire ve- nir d'Europe quelque 100,000. fa- milles catholiques paysannes. Elle verrait elle-même, par le truthement de la National. Catho- lic Rural Life Conference, à les recruter et, ensuite, à les éta- blir, Elle estime donc pouvoir garder à la terre d'ici. deux ôu trois genérations une partie au moins des 7 p. 100 de catholiques qui y vivent encore et environ 50 p. 100 de ces familles paysan- nes. De cetle seule façon élle Croirait possible d'assurer la con- tinuité de l'Église dans cent ans, voire dans. cent cinquante ans. C'est le projet dont nous a fait part Mgr Ligutti, projet qui par certeins éôtés, dénotce claire- ment la tournure d'esprit prati. que de nos voisins du Sud,

Nos familles de villes fournis- sènt encore un nombre considé- nee vocations. Cela découle

U fait qu'une proportion impor- tante dés familles de vie n'y Sont établies que de date récente de sorte qu’elles n’ont pas cneo- re perdu les qualités acquisès dans l'amosnhère rurale, dont le respect la vie, partant le res- pect de ja famille. Mais, toujours selon Mgr Ligutti, {l ne faudrait Pas pour autant s’ilusionner, en- tretenir de faux éspoirs pour l'avenir au point de croire, bar exemple, que les familles. urbai- nes continueront d'élever des grosses familles à troisième génération, Si tlles donnent des vocations à l'Eglise à ce temps- 4, Ce Ne Sera que par éxception:; ce qui, comme on le dit couram-

ment, ne fera que confirmer la règle. -

Traditions françaises \

Quant à notre culture françai se.à nos traditions politesse

ns.

lsociales,

dignes de terre, de l'agricul-.

des hommes. En effet, des vicux,

versement du rapport démogra-

en. PRÈS Een à de 42 V2 de OR EE AR En A Po An DUR A

près 4 l'on en arrive à fl rés Aux mêmes c :

Dans la grosse Famille, rs plupart du temps, elles se fe la mettent et s'enrishissent- ds

petite, elles ont tendance qe | faiblir, à disparaitre, Poe voyageurs élrungers qui Nan notre campagne, il est évide" que c'est dans Ja grosse fa nl rurale qu’il y a lieu pour ns onder nos plis beaux x de

r'] espoi L'expérience nous prouve nos familles catholiques et Ping caises, lorsqu'elles an

sont aTOupée

dirigées par langue, lorsk Pourvues d'écol ii

dans des paroisses des curés de leur qu'elles sont cathoïiques et françaises leurs enfants, ne défaillent r

nent, qu'elles soient étable au pays. Et lors même qu'elle subissent, comme c'est le cas dr familles établies en dehors n Québec, une plus forte influence des mocurs étalsunicanes el. A n'en ces$eni pas moins de ke comparer tros Avantageusement aux meilleures familles de de les du Québec du Point de : de la natalité, 1

La ville tue les familles

La ville cest une { d'hommes, on ne le ts ais trop souvent En mnyenne les familles s'étcignent à la qua triéme génération. À Ja Campa gre, il en est bica aulrement, E Europe, par exemple, Dour h faire allusion qu'à des exemple que l'on nous a donnés, i] el des families qui occupent le midi ne bien agricole depuis au delà de dix siècles. C'esl le cas del famille de Mer Ligutti, en Iaïie. Ce aui revient à dire que si les familles de la campasne québé. coise en venaient à endiguer ti talement l'exode rural pour une période de cent ans, Ja métropoli ne serait plus qu'une ville fan. tônie. ss

L’économiaue

Mais l'économique, qu'en {aff tes-vous? L'économique, si ir-W portant qu'il soit, doit se relt gücr au dernier plan. D'une fr oh plus sénéraliste qu'on re laisse voir, le niveau matériel de vice des habitants est d'emblée sunêrieur à celui des gens de MS villes. Tous les régimes écont: miques sont d'un caractère pas sager, éphémère, Si donc il im porte de consentir quelque; Ba Adabtations pour un tergns linl Wii té, il ‘faudrait avoir soin de w Pas énfamer ces vérilés qui de. meurent, qui ne cessent de cl ditionner la vie intéricure dell -nàtions. °

Source de survivance

Notre peuple catholique ‘li francais, en raison de son il élevé de natalité, taux qui sm bolise d’ailleurs son respect dr lois de Ja nafure, ne peut px grandir à moins de coloniser de rouler sans resse les frônti di res de son domaine arable en vid de-rénouveler, au fur et à meuli re du besoin, le réservoir de sd forces vives qu'ont toutours : CE seront toujours <es famillees agticoles et ses paroisses rurale La colonisation chez un reuell on doit toujours être d'actuz ité.

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